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BMW Sauber

BMW respecte pour l'instant son plan à 5 ans : achat d'une équipe (Sauber en 2005), engagement sous son propre nom dès 2006 et progression vers le haut du classement. L'an passé, l'équipe de Munich visait le podium, mais ce n'est pas facile lorsque 2 Ferrari et 2 McLaren peuvent vous précéder. Aussi, l'objectif a été rarement atteint. Et il est recadré cette année : "Notre phase de développement est achevée, nous devons nous améliorer dans tous les domaines". Pour atteindre le podium le plus souvent possible, et rêvons un peu, pourquoi pas une victoire ? C'est ce que sous-entend Mario Theissen, le grand patron qui s'est en tous cas donné les moyens de ses ambitions. Entre Hinwill en Suisse, là où est construit le châssis, et Munich, QG de l'équipe et laboratoires moteur, près de 1 000 personnes touchent de près ou de loin à la Formule 1. Avec un enthousiasme intact et une arrière-pensée constante : faire mieux que Mercedes, l'ennemi de toujours.

1. L'écurie.
 
Châssis F1.08.
Moteur P86/8.
Premier Grand Prix : Bahreïn 2006.
35 Grands Prix, meilleur classement au championnat du monde des constructeurs : 2ème en 2007.
 
2. Pilotes.
 
Numéro 3 : Nick Heidfeld.
Allemand, né le 10 mai 1977.
132 départs en Grands Prix, 1 pole position.
Meilleur classement au championnat : 5ème en 2007.
 
L'avis de Jean Alesi : "Il a été mon équipier chez Prost. Ce pilote a été oublié. Il a du talent mais on ne pense jamais à lui. Avec l'expérience et le soutien de BMW, il est devenu plus présent. Son dépassement sur Alonso à Bahreïn en 2007 a été le plus beau de l'année."
 
Numéro 4 : Robert Kubica.
Polonais, né le 7 décembre 1984.
22 départs en Grands Prix.
Meilleur classement au championnat : 6ème en 2007.
 
L'avis de Jean Alesi : "Le miraculé de la Formule 1. On l'a cru mort, après son accident au Canada. Mais il est revenu comme si de rien n'était. J'aime beaucoup son histoire car c'est vraiment le pilote venu de nulle part, comme c'était le cas il y a vingt ou trente ans."
 
3. Les plus et les moins.
 
Plus : Budget. Fiabilité du moteur. Soutien technique de la maison mère.
Moins : Boîte de vitesses délicate. Cap de la victoire à passer.
La cote Auto Plus : 3 étoiles.
 
On sent la patte de BMW : sérieux, finition, clarté sont de rigueur dans le paddock. Néanmoins, ce n'est pas suffisant, il manque encore quelque chose : une victoire bien sûr qui placerait l'équipe sur orbite. Mais c'est le cap le plus difficile à franchir.
 
Le saviez-vous ? Pour son moteur 8 cylindres en V, BMW annonce 1 100 pièces différentes sur un total de 5 000 pièces, et son assemblage demande environ 120 heures de travail.

 





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