2006 sera une année charnière pour cette équipe qui va disputer sa cinquième saison. La naissance d'une écurie de F 1 génère souvent bien des errements et ce fut le cas également pour Toyota. Puis intervint la réorganisation, avec en quelque sorte la "prise de pouvoir" de Mike Gascoygne qui est plus un fédérateur qu'un grand ingénieur de la F 1. Mais la suite de l'histoire lui a donné raison puisque d'incontestables progrès ont été accomplis, notamment l'an passé où les premières performances marquantes sont venues s'inscrire à un palmarès qui était jusque-là totalement vierge. Si Gascoygne respecte son propre objectif, le géant de la construction automobile mondiale pourrait bien emporter sa première victoire cette année. Il en a les moyens. Tout d'abord, avec une remarquable équipe de motoristes, dirigée par Luca Marmorini. Ensuite avec une équipe châssis qui s'affine jour après jour avec de nouveaux éléments, notamment dans le domaine des pneus, où Bridgestone remplace Michelin. Pour Toyota, c'est donc l'année ou jamais de s'affirmer chez les grands de la Formule 1. Un échelon à ne pas manquer.
Châssis : T.F. 106.
Moteur : V 8 à 90 degrés type Toyota RVX 06.
Pneus Bridgestone.
Le saviez-vous ?
Comme Ferrari, Toyota dispose à plein temps des services d'un troisième pilote (Riccardo Zonta) et d'un essayeur : Olivier Panis. Olivier a été surtout chargé des essais du nouveau V 8. 
Les pilotes.
7 - Ralf Schumacher.
Allemand, né le 30 juin 1975.
145 grands prix, 6 pole positions, 6 victoires.
Meilleur classement en championnat du monde : 4ème en 2001 et 2002.
8 - Jarno Trulli.
Italien, né le 13 juillet 1974.
146 grands prix, 3 pole positions, 1 victoire.
Meilleur classement au championnat du monde : 6ème en 2004.
Les plus, les moins.
Les plus :
Le plus gros budget de la F 1.
L'organisation Gascoygne.
Les motoristes.
Les moins :
Maturité ou inexpérience ?
Gestion des pilotes.
Un tandem de pilotes difficile à gérer, c'est un lieu commun. Mais chez Toyota, le problème peut influer sur la technique. Ainsi, la version B de la T.F. 105 disposait d'une suspension avant complètement modifiée pour aider Ralf Schumacher. Du coup, Trulli n'aimait plus la voiture.