Tout ce qui change en 2007.
Pilotes, circuits, subtilités du règlement… Encore une fois, aucun domaine n'échappe au changement. Pour prendre toute la dimension des spécificités de cette saison, voici, réunie ici, l'intégralité des nouveautés de 2007.
Règlement.
"Gel" des moteurs.
Les V8 2,4 litres tels qu'homologués pour les 2 dernières courses de la saison 2006 servent de base pour les saisons 2007, 2008, 2009 et 2010. Seule une liste très restrictive de développements est autorisée, uniquement après examen par la FIA. Le régime maximal des V8 a également été fixé à 19 000 tours minute. La durée de vie d'un V8 reste étendue à 2 week-ends de grands prix.
Nouveau format d'essais libres.
Les 2 séances du vendredi voient leur durée étendue de 1 heure à 1 heure 30 : de 10 heures à 11 heures 30, puis de 14 heures à 15 heures 30.
Un vendredi vraiment libre.
Les séances d'essais libres du vendredi ne sont plus comptabilisées dans la durée de vie des V8. Concrètement, pour encourager les écuries à utiliser au maximum ces 3 heures d'essais, les moteurs de course pourront être ménagés, avant d'être remontés sur les monoplaces pour la 3ème séance du samedi matin et le reste du week-end.
Bridgestone, le monopole.
Sont exigées du seul manufacturier une quantité et une qualité égales de pneus et de spécifications pour l'ensemble des écuries.
Trains de pneus.
Il n'y aura en 2007 que 2 choix de pneumatiques : une gomme tendre et une gomme dure. 14 trains de pneus pour piste sèche sont autorisés par pilote pour tout le week-end, ainsi que 4 pour piste humide et 3 pour les conditions extrêmes. Il est interdit d'utiliser plus de 4 trains de pneumatiques "sec" le vendredi : 2 par spécification. Ces pneumatiques devront ensuite être rendus au manufacturier avant le début de la 3ème séance du samedi matin. Il restera donc 10 trains de pneumatiques (5 par option) pour le reste du week-end, avec en prime l'obligation de rendre un train au manufacturier avant le début de la qualification.
Panachage obligatoire.
Chaque pilote devra utiliser en course au moins un train de chaque spécification. C'est une petite révolution car cela impose un panachage des solutions pneumatiques et donc de la stratégie. Tous les pilotes monteront au moins une fois en course les solutions tendre et dure.
Pas de 3ème voiture, mais des 3èmes pilotes !
La 3ème voiture disparaît, mais chaque équipe a la possibilité d'utiliser un autre pilote que l'un de ses titulaires pour les séances d'essais libres 1 et 2. Les commissaires de la FIA doivent en être informés avant la fin des contrôles techniques. En revanche, un seul pilote est autorisé par voiture et par séance.
Safety car : halte à la précipitation.
En cas d'entrée en piste de la voiture de sécurité, aucune monoplace n'a le droit de se précipiter au stand, tant que tout le peloton n'a pas été regroupé en une file, et tant que le message "pit lane ouverte" n'a pas été affiché.
Safety car : les retardataires à leur place.
Avant que la safety car ne s'efface et ne relance la course, toutes les voitures qui ne sont pas dans le même tour que les leaders doivent dépasser ceux-ci, puis dépasser la safety car pour reprendre leur place à l'arrière du peloton. Un message "lapped car may now overtake" apparaît alors sur les écrans de la direction de course.
Avertissement médical.
Un système d'avertissement, connecté à l'enregistreur de données de la FIA, doit équiper toutes les monoplaces pour donner des indications aux équipes de secours qui adaptent alors leur intervention en fonction du niveau de la gravité de l'accident.
Vitesse dans les stands.
La vitesse maximale dans les stands pour les qualifications et la course est généralisée à 80 kilomètres heure au lieu de 100 kilomètres heure.
Les voyous du volant.
A tout moment, les commissaires seront en mesure d'infliger à un pilote au comportement dangereux une pénalité d'autant de places qu'il le jugera nécessaire.
Choc et sécurité.
Une structure d'absorption de chocs est montée derrière la boîte de vitesses.
Un chef des commissaires.
La FIA a recours à un commissaire permanent, nommé chairman.
5 kilos de plus.
La limite minimale du poids d'une Formule 1 passe de 600 Kg à 605 Kg en course.