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l'édito de Christian Prudhomme

30 ans après !

 

Le Tour aime se tourner vers son histoire car il a vocation à se projeter vers l'avenir. C'était déjà son inspiration en 1987, lorsqu'il avait souhaité envoyer un signal, une invitation à l'est de l'Europe, en prenant le départ au pied du mur de Berlin. Ce coup d'œil dans le rétroviseur nous conduit à nous pencher sur trente ans de cyclisme et en particulier sur l'évolution des coureurs allemands, qui avaient jusque-là essentiellement vibré aux victoires d'étapes de Rudi Altig et de Dietrich Thurau. Les plus grands honneurs du Tour de France, le public allemand les a vécus dans la décennie suivante avant de connaître de cruelles désillusions et de bouder l'épreuve dans son ensemble. Dans leur sévérité, les Allemands ont aussi montré à travers ces épisodes leur lucidité. Ils ont en quelque sorte réagi en baromètre des maux de notre sport qui a, depuis, vu émerger une nouvelle génération de champions. Parmi eux, André Greipel, Tony Martin, Marcel Kittel et John Degenkolb ont conquis des titres et reconquis les cœurs. Ils ont livré le message de l'espoir et de la confiance qui a notamment permis le retour de la chaîne de télévision publique ARD décidée à porter un regard neuf sur un cyclisme en mutation.

 

C'est à cette idée, à cette vision qu'a voulu s'associer Düsseldorf, dont les habitants n'ont jamais cessé d'enfourcher leurs vélos. Installée sur les deux rives du Rhin, la capitale de Rhénanie-du-Nord-Westphalie était désignée pour accueillir le retour de la Grande Boucle en Allemagne. Son maire Thomas Geisel, a cru en ce destin : par sa détermination, il a lui aussi mis fin à une longue attente…

 

Christian Prudhomme.

Directeur du Tour de France.

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