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jeudi 7 février

 

des étudiants opticiens au service des résidents des Ehpad

 

La licence professionnelle métiers de la vision à l’IUT de Blois vient d’être dotée d’un matériel d’examen de la vue performant et portatif, qui va permettre aux étudiants de s’exercer en Ehpad.

 

C’était un besoin de la profession d’opticien de se former aux cas de basse vision. Une vision très basse, qui survient après les glaucomes, diabète ou D.M.L.A. et qui nécessite des échelles d’acuité spécifiques pour être évaluée. En effet depuis 2007, les opticiens qui ont de plus en plus de compétences en examens de la vue, peuvent procéder au renouvellement des ordonnances. L’IUT de Blois a donc ouvert en 2012 une licence professionnelle métiers de la vision où les étudiants réalisent beaucoup de travaux pratiques. Qui peuvent être tout aussi utile à la population qu’à leur formation. "La réflexion est partie du Vendômois, entre le gériatre de l’hôpital et l’opticien. Car face à la désertification médicale, il est difficile de se déplacer en Ehpad. Nous avons donc passé une convention avec l’hôpital pour que nos étudiants viennent pratiquer les premiers contrôles de la vue qui font gagner un temps précieux aux ophtalmologistes", explique Claudine Obadia, responsable de la formation.

 

face à de vrais patients 

Restait à avoir un matériel adéquat, c’est-à-dire adapté aux problèmes de basse vision et portatif, pour pouvoir intervenir dans les chambres des patients d’Ehpad qui ne peuvent plus se déplacer. C’est chose faite depuis lundi, où l’IUT a réceptionné et présenté les postes portatifs d’examens et de deux appareils uniques de haute technologie. "Cet appareil qui ressemble à un appareil photo permet de prendre des mesures à un mètre. C’est une première évaluation très facile à faire qui fait gagner encore une fois beaucoup de temps", explique Claudine Obadia. Les étudiants ont déjà commencé à manipuler leur réfractomètre automatique avec grande prudence, l’ensemble du matériel dont ils disposent ayant coûté 30.000 €. Mais qui sera largement mis à contribution. Dès le mois de mars, les étudiants se déplaceront dans les Ehpad de Vendôme et Montoire. D’autres pourraient s’ajouter. Dans certains cas le médecin leur demandera même de prendre la tension oculaire pour détecter des glaucomes.

La tendance est réelle : leurs futurs patients seront de plus en plus âgés et présenteront donc des troubles de la vue spécifiques. "C’est difficile de s’entraîner entre nous sur les spécificités de la basse vision !" En Ehpad, les étudiants sont face à de vrais patients et vont pouvoir également développer les qualités humaines nécessaires à l’exercice de leur future profession. "L’opticien-lunetier était il y a 30 ans davantage un homme dans son atelier. Maintenant il y a beaucoup de femmes et le conseil pointu et pertinent est indispensable."

 

source : lanouvellerepublique.fr/blois/des-etudiants-opticiens-au-service-des-residents-des-ehpad
crédit photo : Photos NR, Jérôme Dutac

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