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Crise cardiaque : en cas de signes légers les patients appellent trop tard

Crise cardiaque : en cas de signes légers les patients appellent trop tard<br>

vendredi 13 septembre 2019


Qu’ils soient soudains ou progressifs, les symptômes annonçant une crise cardiaque doivent être pris au sérieux. Pourtant, une étude vient de révéler qu’en cas de signes progressifs, les patients mettaient beaucoup plus de temps à appeler les urgences.

Qu’ils soient soudains ou progressifs, les symptômes annonçant une crise cardiaque doivent être pris au sérieux. Pourtant une étude vient de révéler qu’en cas de signes "légers", les patients mettaient beaucoup plus de temps à appeler les urgences.

Les patients aux signes progressifs mettent 8 heures de plus à appeler les urgences

Les symptômes d'une crise cardiaque peuvent être graduels ou abrupts, mais ils constituent dans tous les cas une urgence médicale.

Pourtant, l'étude menée par l'Université de l'Illinois à Chicago a révélé que les patients présentant un début de crise cardiaque et ayant des symptômes progressifs mettaient huit heures de plus à obtenir de l'aide médicale, contre 2,6 heures en moyenne.

Le sondage a été mené auprès de 474 patients se présentant tous aux urgences avec un syndrome coronarien aigu (infarctus du myocarde). Les caractéristiques des symptômes et le temps écoulé entre l'apparition des symptômes et leur arrivée à l'urgence ont été évalués à l'aide du questionnaire d'information sur le patient d'ACS.

Pour rappel, les autorités recommandent un délai maximum de deux heures en moyenne pour obtenir un traitement rapide et obtenir les meilleurs résultats. Dans le cas contraire, de graves complications peuvent survenir en cas de crise cardiaque, qui peuvent elles-mêmes entraîner un décès.

Ces symptômes progressifs se traduisent par un léger inconfort au début, qui s'aggrave lentement. À l’inverse, des symptômes brutaux désignent une douleur soudain et intense dès le début.

"Les deux constituent une urgence médicale et nécessitent une aide urgente", a déclaré le Dr Sahereh Mirzaei, auteure de l'étude, de l'Université de l'Illinois à Chicago, aux États-Unis. "Mais notre étude montre que les symptômes progressifs ne sont pas pris au sérieux." Autrement dit, les patients relativisent et estiment que la douleur va passer avec ces signes plus “légers”.

Dans l’ensemble des participants, l’écart entre le début des symptômes et l’arrivée à l’hôpital était de quatre heures.

Les symptômes sont apparus soudainement chez 56% des patients et sont apparus progressivement chez 44% d’entre eux. Mais, tous les hommes et les femmes ont demandé l'aide d'un médecin plus rapidement en cas de douleur aiguë.

"Près de la moitié des patients ont eu une apparition lente de signes, ce n'est donc pas inhabituel", a déclaré le Dr Mirzaei, avant d’ajouter que "les hommes présentant de multiples facteurs de risque, tels que l'hypertension, le diabète, un taux de cholestérol élevé ou des antécédents familiaux de cardiopathie, doivent être particulièrement attentifs à leurs douleurs à la poitrine et à l'inconfort résultant d'efforts physiques pouvant déboucher sur une crise cardiaque".

Comment reconnaître une crise cardiaque ?

La plupart des signes avant-coureurs et des symptômes d’une crise cardiaque sont les mêmes pour les hommes et les femmes. La personne qui fait une crise cardiaque peut présenter les symptômes suivants.

Douleur à la poitrine, pouvant s’accompagner de sensations :

de serrement, de malaise, de douleur semblable à un écrasement, de lourdeur, de pression, de compression, de ballonnement, de brûlures.

La douleur peut également irradier et s’étendre :

à partir de la poitrine, du haut au bas d’un ou des deux bras, au cou, à la mâchoire ou aux épaules.

L'essoufflement, la pâleur, la sueur, les nausées, les vomissements et même l’indigestion sont également des signes à prendre en compte et qui peuvent annoncer une crise cardiaque.






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