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présentation de la saison

Au mois de décembre dernier, la FIA a entériné les dernières mesures destinées à régir la saison 2006 de Formule 1. Le pouvoir sportif international est évidemment à l'affût de tout ce qui pourra améliorer le spectacle des grands prix, leur redonner du lustre, sans oublier évidemment la marotte du président de la FIA, Max Mosley : réduire les coûts pour permettre à des équipes modestes de faire autre chose que de la figuration, un vœu pieux en quelque sorte. Pour toutes ces raisons, la réglementation a été largement remodelée et, dans certains domaines, bouleversée. Auto Plus titrait : "Tout le monde repart à zéro" et c'est bien ce qui va arriver.
Les lecteurs, les spectateurs ou les téléspectateurs devront déjà s'habituer au changement des numéros de course. Depuis cinq ans, ils avaient l'habitude de voir une voiture rouge, la Ferrari de Michael Schumacher, frappée du n°1, qui est la marque du champion du monde. Désormais, c'est une voiture bleue qui portera ce sigle prestigieux : la Renault de Fernando Alonso. Autre habitude à oublier : il y aura non plus vingt mais vingt-deux voitures au départ, avec l'arrivée d'une nouvelle équipe, celle d'Aguri Suzuki, soutenue par Honda. Voilà pour les apparences. Les changements de fond concernent l'utilisation des pneus, le déroulement de la séance de qualifications et les moteurs.

Les pneus.

L'an passé, il était rigoureusement interdit de changer de pneus pendant le déroulement de la course. Si un incident intervenait, rendant obligatoire un changement, seule l'enveloppe endommagée pouvait être permutée avec une autre, et en tout cas pas pendant un ravitaillement en carburant. De fait, en pneus pour piste sèche, il y avait quatre trains autorisés. 2006 sera une année beaucoup plus libérale : sept trains de pneus, et possibilité de les changer en même temps que le ou les ravitaillements en carburant. Rappelons qu'il y aura également quatre trains de pneus pluie et trois trains de pneus dits extrêmes. La F1 revient donc aux scénarios de 2004 "pour favoriser le spectacle" disent les parties prenantes. C'est aussi le retour aux stratégies décalées, avec tout ce que cela comporte de dépassements… par la voie des stands, diront en substance les pessimistes. Mais il faut aussi penser au fait que Michelin et Bridgestone se retrouveront sur un pied d'égalité, et que cette année, outre Ferrari et des écuries mineures, il y a dans le clan du manufacturier japonais Toyota et Williams.

Les qualifications.

L'an passé, il y avait deux séances et addition des temps au début de la saison, puis une séance unique à partir du Grand Prix d'Europe. Elles se dérouleront sur une seule séance le samedi après midi cette année, en tiers-temps. Toutes les voitures en piste à partir de 14h00 et à 14h15, les six voitures les plus lentes sont éliminées et qualifiées sur les six dernières places de la grille. 14h20, même scénario avec les 16 voitures restantes, et à 14h35, six autres voitures éliminées. Elles seront installées de la 11ème à la 16ème position sur la grille. De 14h40 à 15h00, les dix voitures resteront ensemble en lice pour une "Super Pole". Complexe mais le système a semblé faire l'unanimité chez les constructeurs. Seul l'usage nous dira s'ils ont vu juste.

Le moteur.

2006 marque la fin d'une époque, celle du V10 de 3 litres. La FIA impose non seulement un V8 de 2,4 litres, mais elle en détermine également les principales caractéristiques : en V à 90 degrés, quatre soupapes par cylindre, alésage de 98 millimètres, sortie du vilebrequin à 58 millimètres au-dessus de plan de référence, poids minimum de 95 Kg, trompettes d'admission à géométrie variable proscrites. La liste des interdits dépasse les cinq pages. Voilà qui laisse peu d'espace vital aux motoristes mais il fallait en passer par là dit la FIA : pour réduire les performances et, à terme pour faire des économies, huit cylindres étant par principe moins coûteux que dix. Attention : un même moteur pour deux grands prix, c'est toujours la règle, un moteur cassé et changé valant dix places sur la grille. Ajoutons quelques détails aérodynamiques modifiés sur les ailerons et les déflecteurs, et la nouvelle Formule 1 des années 2000 aura pris son essor.

A la télévision.

Sur T.F.1, Automoto le dimanche matin et Formule 1 à la Une continuent de précéder la retransmission en direct du grand prix, avec les mêmes équipes.
Sur Eurosport, les trois séances d'essais libres du vendredi et du samedi matin, la séance de qualifications du samedi après midi sont en direct. Le dimanche soir, Eurosport propose le grand prix en différé. Lundi soir, Autocritiques revient sur le grand prix de la veille avec Roger Zabel et ses invités : Alain Prost, René Arnoux, Henri Pescarolo, David Hallyday, Yvan Muller, Jean-Louis Schlesser, Paul Belmondo, Jacques Laffite entre autres.



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