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Le minimum invalidité passe à 790 euros

mercredi 13 décembre 2006 à 15h09

Trop handicapées pour travailler, pas assez pour percevoir un revenu décent, mais suffisamment motivées pour manifester devant le ministère de la Santé. Le 12 décembre, des dizaines de personnes lourdement handicapées, ont fait entendre leurs revendications, consignées dans une pétition signée par 100 000 personnes, afin que le gouvernement fasse un pas, sous forme de complément de ressources.

Les revenus des personnes touchant le minimum invalidité passeront à 790 euros mensuels, soit 80 % du Smic, a promis Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes handicapées, à l'issue d'une rencontre avec les neuf associations qui organisaient la journée d'action. Une partie de ceux qui bénéficient de l'allocation adulte handicapé (610 euros par mois) sera également concernée par ce "bonus" gouvernemental. La mesure devrait pouvoir s'appliquer dès le début 2007, selon le ministre. "Au total, environ 150 000 personnes pourront ainsi atteindre un revenu à 80 % du Smic, évalue Marie-Sophie Desaulle, présidente de l'Association des paralysés de France (A.P.F.). C'est une réponse à ceux qui sont le plus en difficulté. Mais il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine."

Ces annonces faites devraient mettre fin à une injustice, selon Philippe Bas. Pour le reste, les handicapés font preuve de patience. Les statistiques de la Halde confirment qu'ils font souvent l'objet de discrimination, notamment pour l'emploi. "Peu de gens ont réalisé combien la loi de 2005 est révolutionnaire. Il faut lui laisser le temps de s'appliquer", plaide Marie-Sophie Desaulle.

Selon un sondage réalisé par l'A.P.F., les deux tiers des handicapés vivent avec des ressources inférieures au Smic (environ 1 000 euros net par mois). Et près d'un cinquième perçoit moins de 500 euros. "Les plus maltraités sont ceux qui ne peuvent pas travailler. Titulaires d'une pension d'invalidité ou de l'allocation adulte handicapé, beaucoup sont sous le seuil de pauvreté", insiste la présidente de l'A.P.F..