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Galidog, un harnais connecté pour des chiens guides d’aveugles plus autonomes

lundi 25 novembre 2019 à 08h55

La technologie au service de l'humain. Voilà ce qui motive une association de chiens guides pour aveugles de la métropole de Lille, porteuse du projet de harnais connectés Galidog.

C’est dans la métropole de Lille (Nord) qu’un projet pour améliorer le quotidien des personnes aveugles et mal-voyantes est en plein développement. Équipés d’un harnais connecté, les premiers chiens guides Galidog pourront orienter leur accompagnant sur des trajets peu ou non connus. Une petite révolution, portée par le l’association de chiens guides d’aveugles du Centre Paul de Corteville de Roncq (Nord), qui s’entoure d’experts.

comment ça fonctionne ?

Le principe du projet est simple : un chien guide formé porte un harnais connecté. Via ce harnais (lié à un arceau sur lequel est placé un boitier électronique), le chien reçoit des vibrations sur le flanc droit ou gauche, lui indiquant dans quelle direction aller.

A partir de l’adresse demandée, l’application liée au G.P.S. calcule l’itinéraire le plus adapté pour une personne à pied. La personne non-voyante, qui porte un casque à conduction osseuse (pour ne pas être coupée du monde), peut alors se mettre en route, guidée par son compagnon à quatre pattes.

pourquoi "Galidog" ?

Le nom Galidog fait écho au G.P.S. Galileo, en service à l’aube des balbutiements du projet. Galileo désigne le système européen de navigation par satellite, initiative lancée par l’Union européenne et l’Agence spatiale européenne (ESA). Ce système mondial assure une complémentarité avec le système G.P.S. existant auparavant. Galileo repose sur une constellation de trente satellites et des stations terrestres permettant de fournir des informations concernant leur positionnement à des usagers de nombreux secteurs. Plus précis que ses prédécesseurs, passant de environ 5 mètres à 1 mètre près, il est l’outil grâce auquel le projet de l’association a pu voir le jour.

un nouveau quotidien

Concrètement, que changerait Galidog au quotidien des personnes aveugles et mal-voyantes ? Bernard Boittiaux estime que cette solution leur permettrait d’être plus libres, plus autonomes. Il s’explique :

Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, un non-voyant doit connaitre son trajet. Il en connait six, en moyenne. Le chien guide ne l’assiste que pour éviter les obstacles, et non pour l’accompagner sur des trajets inconnus.

Or, demain, avec Galidog, ce dernier pourrait guider son maître sur de nouveaux trajets, et donc lui permettre de se rendre à une nouvelle adresse sans assistance.

l’expertise des uns complète les connaissances des autres

Pour monter ce projet ambitieux, l’association s’est entourée d’experts en nouvelles technologies. "Nous sommes des dresseurs et instructeurs, insiste Bernard Boittiaux, pas des professionnels de la technologie". 

C’est la raison pour laquelle l’association a fait appel à Centrale (école d’ingénieurs basée dans la métropole de Lille) et à l’entreprise T’Innov pour l’aider à concrétiser son idée.

En 2018, les premiers étudiants consacrés au projet ont imaginé le harnais. En 2019, c’est l’application adaptée au projet qui a vu le jour grâce aux équipes de l’école. 19 étudiants ont porté cette partie du projet, qui consistait à imaginer une plateforme utilisant le G.P.S.. Elle permettrait, dans un premier temps, à la personne de dicter l’adresse à laquelle elle souhaite se rendre, et dans un second temps, de provoquer les vibrations pour que le chien comprenne les commandes.

 

Victor Brondeau, étudiant qui a participé, souligne l’ampleur de la tâche :

La précision du G.P.S. est essentielle. On ne peut pas se permettre de se tromper, ne serait-ce que de quelques mètres, et de mener par exemple la personne mal-voyante sur une route.

allier les outils technologiques à l’intelligence animale

La force de ce projet est, pour reprendre les mots de Bernard Boittiaux, d’ "allier l’intelligence de l’animal à celle de la technologie". Et pour cause : comme le souligne Thibaut Valery, étudiant ayant participé à la confection du prototype de l’application, il est essentiel de prendre en compte les réactions du chien, garant de la sécurité de son maître, dans l’équation. "Le chien ne le mettra pas en danger, même s’il reçoit un ordre de l’appli", assure-t-il.

Bernard Boittiaux s’enthousiasme des trouvailles des jeunes étudiants :

Les élèves de Centrale ont montré que ce projet était viable, même avec des obstacles imprévus. Car le chien s’adapte, il avise et éloigne son maître du danger.

L’entreprise T’Innov est quant à elle maître d’oeuvre des outils techniques. Avec toutes ces compétences croisées et mises à profit pour Galidog, l’association a bon espoir de voir cette idée se concrétiser dans les mois à venir.

En interne, une instructrice et les bénévoles se préparent à former les chiens. "Les premiers chiens Galidog devraient être opérationnels au dernier trimestre 2020", conclut Bernard Boittiaux. Source : Futura Sciences.

source : actu.fr

©Galidog/Centrale Lille