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travail et handicap

En pleine semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, qui se tient du 14 au 22 novembre, une enquête de la Dares mesure la timidité des progrès accomplis.               

À quand le plein-emploi pour les travailleurs en situation de handicap ? En pleine semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, du 14 au 22 novembre 2022, la dernière étude de la Dares, service statistiques du ministère du Travail, montre l'ampleur du chemin qui reste à parcourir.

L'an dernier, le taux d'emploi des travailleurs handicapés a progressé en France mais de 0,2 point seulement. Il s'établit désormais à 3,5 % soit 628 800 salariés. On est donc loin encore de l'objectif fixé par la loi de 1987. Elle exige de chaque entreprise d'au moins vingt salariés d'avoir dans ses effectifs au minimum 6 % de travailleurs handicapés. Si la société ne répond pas à cette obligation, elle doit s'acquitter d'une contribution au fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées.

Ce sont les grandes entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats : 6,1 % pour celles qui emploient 2 500 salariés et plus, 4,5 % pour celles de 250 à 499 salariés et 3,3 % pour les entreprises de 20 à 49 salariés. "En 2021, 34 % des entreprises emploient suffisamment de bénéficiaires pour ne pas avoir à verser de contribution", explique la Dares.

2 fois plus de chômeurs parmi les travailleurs handicapés

Un autre pourcentage donne la mesure du défi à relever. Le taux de chômage des personnes handicapées est quasi double : 14 % contre 7,4 % pour le reste de la population active. Par petites touches, le législateur essaye d'inverser la tendance. Depuis la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, un référent handicap dans les entreprises qui emploient plus de 250 salariés est désormais obligatoire. Pour simplifier les démarches, Cap emploi qui accompagne les personnes handicapées s'est par ailleurs rapproché de Pôle emploi.

C'est bien un travail en profondeur qui doit être conduit. Modifier les perceptions. Ne plus seulement considérer le handicap visible mais aussi celui invisible. S'interroger aussi sur les conditions de travail qui peuvent entraîner un handicap qui, parfois aurait pu être évité comme on le voit avec les TMS (troubles musculo squelettiques) liés à des gestes répétitifs.

source : ouest-france.fr