ADEME.
Agence de la transition écologique.
Comment adopter la sobriété numérique ?
Clés pour agir.
Édition septembre 2025.
Adaptation, conversion et gravure audio : Handicapzéro.
Comment profiter du numérique en gardant le contrôle ?
La face cachée du numérique.
1. Halte au renouvellement trop fréquent.
2. Essentiel : un bon entretien.
3. Connectés, oui, sur-connectés, non.
4. Limiter le poids et le parcours des données.
L'ADEME à vos côtés.
Smartphones, ordinateurs, téléviseurs, intelligence artificielle, etc. Le numérique fait aujourd'hui partie intégrante de notre quotidien. Grâce à lui, on gagne du temps, on communique plus facilement, on partage des informations en temps réel, on accède à une offre culturelle de plus en plus étendue, etc.
Pour autant, les effets indésirables liés à l'explosion des usages numériques sont nombreux. En cause, le renouvellement trop fréquent de nos équipements, l'achat d'appareils parfois trop puissants par rapport à nos besoins ou l'utilisation de gadgets peu utiles. Mais aussi une faible information des consommateurs sur les impacts du secteur.
Par conséquent, la consommation énergétique et l'utilisation de matières premières ne cessent d'augmenter. Les émissions de gaz à effet de serre croissent de manière exponentielle. Les déchets électroniques se multiplient. Notre attention est quant à elle sursollicitée.
En résumé, le bond technologique que nous connaissons a un impact sur notre vie et de lourdes conséquences sur la planète. En tant qu'utilisateur, nous pouvons en prendre conscience et modifier nos habitudes pour rendre le numérique plus durable et responsable.
4,4 %, c'est l'empreinte carbone du numérique en France en 2022, ce chiffre pourrait tripler d'ici 2050 si l'on ne prend aucune mesure. L'empreinte carbone du numérique en France a doublé en 2 ans à peine. Source : ADEME-ARCEP, Évaluation de l'impact environnemental du numérique en France, 2025.
Le numérique pose des questions environnementales et peu d'utilisateurs mesurent réellement les conséquences d'un usage effréné des services et appareils. La preuve en chiffres.
9 personnes sur 10 sont équipées d'un smartphone, et autant d'un ordinateur. Source : ARCEP, Le Baromètre du numérique, 2025.
En 2023, on dénombre environ 30,5 milliards d'équipements utilisés pour 5,35 milliards d'internautes, soit près de 6 équipements par internaute. Source : Green IT.
Bilan carbone des équipements (Source : Impact CO2) :
• ordinateur fixe, 299 kg CO2 eq par appareil,
• ordinateur portable, 193 kg CO2 eq par appareil,
• smartphone, 86 kg CO2 eq par appareil.
Plus de 1 milliard de smartphones vendus dans le monde en 2024. Source : Canalys.
L'intelligence artificielle, représente déjà 4 % des émissions de gaz à effet de serre du numérique. Source : Green IT.
Plus de 10 millions de requêtes Chat GPT par jour dans le monde. Source : The Shift Project.
Bilan carbone des communications :
• une requête Chat GPT équivaut environ à 4,32 g CO2 eq, source, "The Shift Project",
• 1 heure de visio = 83,61 g CO2 eq, source, "Impact CO2",
• une recherche sur le web = 1,16 g CO2 eq, source, "Impact CO2",
• 1 heure de streaming = 70,44 g CO2 eq, source, "Impact CO2".
10 heures de film en haute définition contiennent plus de données que l’intégralité des articles en anglais de Wikipédia. Source : The Shift Project.
Répartition des émissions de gaz à effet de serre du secteur du numérique en %.
• 50 % : fabrication et fonctionnement des terminaux (ordinateurs, smartphones, téléviseurs, etc.). Extraction des ressources, assemblage, transport, distribution,
• 46 % : data centers. Internet au niveau mondial : ce sont 79,5 millions de serveurs. Source : Green IT, Impacts environnementaux du numérique dans le monde, 2025,
• 4 % : réseaux.
11 % de la consommation électrique française liée aux services numériques. Source : ADEME-ARCEP, Évaluation de l'impact environnemental du numérique en France, 2025.
Près de 60 % des impacts du secteur numérique sont dus à la fabrication des appareils. Alors, si on s'équipait utile et durable ? Source : ADEME-ARCEP, Évaluation de l'impact environnemental du numérique en France, 2025.
Pas de précipitation à l'achat.
La fabrication de nos appareils numériques est très énergivore. Elle s'opère principalement aux États-Unis et dans des pays d'Asie où le mix énergétique dépend des énergies fossiles.
Chaque année, 117 millions de tonnes de ressources (métaux, minerais, terres excavées, plastiques, etc) sont mobilisées pour fabriquer nos équipements, sans compter la pollution des sols et des eaux due à leur extraction et les conditions de travail des ouvriers souvent très difficiles.
Il est donc impératif de ne renouveler ses appareils que lorsqu'ils sont définitivement hors d'usage, et de s'interroger sur vos besoins réels.
Source : ADEME-ARCEP, Évaluation de l'impact environnemental du numérique en France, 2025.
• Pour une tablette ou un ordinateur, passer de 2 à 4 ans d'usage améliore de 50 % son bilan environnemental. Source : ADEME, Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d'équipement, 2018.
• 48 % des smartphones utilisés ont moins de 2 ans. Source : ARCEP, Baromètre du Numérique 2025.
• La fabrication d'un ordinateur de 2 kg, c'est 746 kg de matières premières, 170 kg de CO2 sur les 194 kg de CO2, émis sur son cycle de vie. Source : Négaoctet.
En savoir plus : guide, Comment conserver son smartphone plus longtemps ? disponible aux formats braille, caractères agrandis et audio.
Des alternatives au neuf.
Pensez aux équipements reconditionnés !
Testés, nettoyés et restaurés par des professionnels, ils sont plus économiques et plus écologiques à condition de les faire durer, eux aussi.
Un téléphone reconditionné, réduit son impact environnemental de 77 % à 91 % par an par rapport à un neuf, selon les indicateurs (87 % pour les gaz à effet de serre) et évite l'extraction de 82 kg de matières premières par an.
Source : ADEME, Évaluation de l'impact environnemental d'un ensemble de produits reconditionnés, 2022.
Autre option : la location d'ordinateur ou de téléphone auprès de professionnels.
Infographie, "Pourquoi préférer un smartphone reconditionné ?" disponible sur la librairie en ligne de l'ADEME.
S'équiper sobre et durable.
Si vous devez acheter un appareil, orientez-vous vers des produits porteurs de labels environnementaux, plus respectueux de l'environnement et de la santé, comme E P E A T, et, T C O Certified, par exemple.
Retrouvez la sélection de labels conseillés par l'ADEME sur agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/labels-environnementaux.
Un bon repère : l'indice de réparabilité.
Cet indice (noté sur 10) est présent sur plusieurs appareils. Plus la note est élevée, plus l'appareil sera facile à réparer en cas de panne (démontage facile, pièces détachées faciles à trouver et peu onéreuses, etc.).
Pour les smartphones et les tablettes, l'indice de réparabilité est intégré à l'étiquette énergie. Plus d'infos sur epargnonsnosressources.gouv.fr.
Objets connectés : touss indispensables ?
Le trafic des données représente 55 % de la consommation mondiale annuelle d'énergie du secteur. Nous pouvons participer à la réduction de cette consommation en privilégiant les objets connectés les plus utiles et les plus adaptés à notre situation au quotidien.
Source : Shift Project, L E A N i C T, "Pour une sobriété numérique, 2018".
Utiles : certaines applications domotiques sont pratiques lorsqu'elles signalent des dysfonctionnements, des pannes ou des accidents domestiques. Elles peuvent également nous permettre de faire des économies d'énergie.
Moins utiles : à l'inverse, certains équipements ont des effets indésirables : c'est le cas notamment des LED "intelligentes" dont le fonctionnement en continu annule les économies d'énergie habituellement associées aux LED classiques.
Une seconde vie pour les appareils que l'on n'utilise plus.
Si votre téléphone, ordinateur ou tablette fonctionne encore, vous pouvez le donner à un proche ou le vendre. Pour cela, il y a par exemple les sites de petites annonces ou les revendeurs en informatique ou téléphonie.
Si vos appareils sont HS, ils peuvent peut-être encore servir ! Il existe des lieux dédiés pour les réparer, les reconditionner puis les revendre à bas prix et, en dernier recours, recycler les matières qu'ils contiennent.
Plusieurs options s'offrent à vous :
• confier vos appareils à une entreprise de l'économie sociale et solidaire : une ressourcerie, une recyclerie, une structure Emmaüs, etc., afin de favoriser l'emploi local et non délocalisable,
• les déposer dans des bacs de recyclage en libre accès en grandes surfaces pour les appareils de moins de 25 cm de diagonale,
• remettre votre téléphone à un magasin de téléphonie : ce dernier a l'obligation de le reprendre quel que soit l'endroit où vous l'avez acheté,
• les apporter en déchèterie ou lors d'une collecte exceptionnelle d'appareils électroniques dans votre ville.
Jusqu'à 46 millions de smartphones dormiraient dans nos tiroirs. Source : Harris interactive/Crédoc, pour écologic et éco-system, Évolution du nombre de téléphones portables usagés stockés en France, 2023.
Chaque foyer possède en moyenne 10,3 équipements numériques dont 7,9 sont utilisés. Ce sont ainsi, en moyenne, 2,4 appareils par foyer qui sont inutilisés et pourraient être dirigés vers le réemploi ou le recyclage. Source : Arcom, Référentiel des usages numériques, 2024.
Or et argent sont d'excellents conducteurs électriques et ils sont très résistants à la corrosion. Ils sont présents dans nos téléphones : en moyenne 2,8 mg d'or et 5,6 mg d'argent. Source : Eco-system, Comment donner une seconde vie à nos anciens téléphones Mobiles ?
En savoir plus : toutes les bonnes adresses sur, epargnonsnosressources.gouv.fr.
Donner son téléphone : aussi simple qu'une lettre à la poste !
L'éco-organisme éco-system propose un service gratuit pour se débarrasser utilement de son vieux téléphone. Le principe : l'envoyer par la poste dans une enveloppe préaffranchie afin qu'il soit reconditionné ou recyclé, une fois toutes vos données supprimées.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur, jedonnemontelephone.fr.
Un gisement de matières précieuses.
Les appareils numériques, comme ici un ordinateur portable, contiennent des matières rares, environ 50 métaux différents, pour certains recyclables. Alors en fin de vie, recyclons-les !
• 40 % de plastiques recyclés en partie, et utilisés dans l'industrie automobile,
• 17 % de composants réglementés, condenseurs incinérés, batteries traitées et recyclées,
• 15 % de cartes électroniques recyclées en fonderies spécialisées pour récupérer les métaux, le reste est valorisé énergétiquement,
• 15 % de métaux ferreux recyclés et utilisés pour des armatures métalliques de construction,
• 11,5 % de métaux non ferreux, aluminium, cuivre, etc, recyclés pour la fabrication de pièces automobiles, de câbles, etc.,
• 1,5 % d'autres matériaux dépollués, en partie recyclés, valorisés énergétiquement, enfouis en décharge.
En savoir plus : consultez l'infographie, "Des métaux précieux et stratégiques dans nos appareils numériques", disponible sur la librairie en ligne de l'ADEME.
Quelques gestes suffisent pour prolonger la vie de nos ordinateurs, tablettes, smartphones, consoles, etc.
Gare aux surchauffes.
Une règle d'or : n'utilisez pas votre appareil en cas de surchauffe. Il est important d'attendre qu'il refroidisse pour ne pas abîmer les processeurs. De manière générale, placez votre ordinateur sur une surface rigide afin de libérer les aérations, évitez de le poser sur vos genoux ou sur une couverture.
Ne laissez pas non plus vos équipements en plein soleil, et tenez-les à bonne distance des ondes électromagnétiques, comme celles du micro-ondes.
Protéger les systèmes.
Parce qu'un système infecté peut faire autant de dégâts qu'une panne matérielle, un antivirus fréquemment mis à jour est indispensable. Effectuez sans tarder les mises à jour système et sécurité de vos appareils numériques.
En complément, utilisez de préférence un navigateur sécurisé (Firefox par exemple) ou des services comme u r l v o i d.com, pour démasquer les sites malveillants.
Il est, enfin, recommandé de désencombrer votre ordinateur des données inutiles (téléchargements, historique, cookies, etc) : au moins 20 % d'espace libre, c'est la garantie d'un fonctionnement optimal. Des logiciels de nettoyage peuvent même le faire pour vous.
Nettoyer son ordinateur.
Une bombe à air sec ou un mini-aspirateur branché sur le port USB de votre ordinateur (surtout pas un aspirateur à main !) permet d'éliminer les poussières et autres débris coincés dans les touches et bouches d'aération. Et pour enlever les salissures, un chiffon en microfibre fera parfaitement l'affaire.
N'attendez pas que votre téléphone soit à plat !
Plusieurs fabricants préconisent de ne pas laisser le téléphone se décharger complètement afin de ne pas endommager la batterie (à maintenir entre 20 et 80 %).
Il est également recommandé de ne pas le laisser en charge toute la nuit, et de ne pas le recharger via le port USB de l'ordinateur. Pensez aussi au mode économie d'énergie.
En savoir plus : guide, Comment conserver son smartphone plus longtemps ? disponible aux formats braille, caractères agrandis et audio.
Pour un numérique plus responsable, découvrez le site Altimpact.fr
Anticiper les chocs.
Pour prévenir la casse, utilisez des protections ! Coque, verre anti-casse, film anti-rayures pour votre smartphone. Housse et sac résistant pour votre ordinateur et votre tablette (qu'on veillera à transporter éteint pour préserver le disque dur).
3 solutions de réparation. Votre appareil est en panne ? Pensez réparation…
1. Faire jouer la garantie légale de conformité auprès de votre vendeur si l'appareil a été acheté il y a moins de 2 ans (moins de 6 mois pour un appareil acheté d'occasion). Consultez notre article : "Achats neufs ou d'occasion : quand faire jouer la garantie légale de conformité ?".
2. Utiliser des tutos en ligne pour résoudre les pannes simples (iFixit, SOSav, Comment Réparer, Spareka) ou participer à un atelier de coréparation, comme un Repair Café. Rendez-vous sur repaircafe.org, "slache", fr.
3. Faire appel à un réparateur indépendant ou au SAV du constructeur si votre appareil n'est plus sous garantie et/ou en cas de panne importante. Pour trouver un réparateur à proximité : epargnonsnosressources.gouv.fr/reparer-objets.
50-60 % des demandes de réparation de smartphones hors assurance concernent l'écran. Source : PwC ; Éco-system ; Ecologic ; Afnum, Étude de préfiguration de la prise en charge des casses d'écran de téléphones dans le cadre du Fonds Réparation E E E, 2023.
Le bonus réparation : le bonus réparation est une aide déduite directement de votre facture de réparation chez un réparateur agréé. Il concerne de nombreux appareils comme les smartphones, les ordinateurs, les consoles de jeu, etc. Pour en savoir plus, consultez, quefairedemesobjets.ademe.fr.
Voici quelques bonnes habitudes qui permettent de limiter les consommations électriques du numérique.
La bonne connexion au bon moment.
Privilégiez dès que possible le Wifi à la 4G, et encore mieux : utilisez le câble Ethernet pour connecter vos appareils (ordinateur, TV, imprimante, console de jeu, etc.). Et coupez la connexion quand vous n'en avez pas besoin, en débranchant votre box et vos appareils numériques. Pensez à la multiprise à interrupteur pour tout éteindre en même temps !
Une box consomme autant qu'un réfrigérateur !
La consommation totale d'une box se situe entre 150 et 300 kWh par an : c'est autant qu'un réfrigérateur ! Allumée 24 heures sur 24 avec son boîtier TV, cette consommation électrique équivaut à celle de 7 ordinateurs portables 15 pouces, utilisés 8 heures par jour sur une année !
Source : ADEME, Évaluation de l'impact environnemental du numérique en France et analyse prospective, 2022.
Un boîtier TV consomme 3 fois plus d'énergie qu'un téléviseur, et une box internet jusqu'à 6 fois +. Source : ADEME.
Chaque giga transféré sur les réseaux mobiles (type 4G) a une empreinte carbone plus de 10 fois supérieure au même giga, transféré sur réseaux fixes (wifi par exemple). Source : ADEME, Évaluation de l'empreinte environnementale de la fourniture d'accès à internet en France, 2024.
Des appareils bien paramétrés pour économiser la batterie.
Le premier bon réflexe : activer le mode "économies d'énergie" sur votre ordinateur et, quand c'est possible, sur votre smartphone (diminution de la luminosité de l'écran, mise en veille automatique après 10 minutes d'inactivité, écran de veille noir, etc.).
Ensuite, pensez à désactiver ce qui n'est pas toujours utile : les options de connectivité (Wifi, Bluetooth, 4G, etc), les notifications, l'actualisation en arrière-plan, la géolocalisation et la mise à jour automatique des applications qui consomment des données en permanence.
Le mode "Avion" est par ailleurs bien utile pour désactiver les connexions la nuit par exemple. Enfin, un dernier conseil lorsque vous utilisez votre ordinateur : pensez à limiter le nombre de programmes ou d'onglets ouverts et inutilisés.
On débranche ! Même en veille, nos appareils consomment de l'électricité. Couper complètement le courant reste donc la meilleure option :
• éteindre l'ordinateur au-delà d'une heure d'absence, et, dans tous les cas, en fin de journée,
• ne pas laisser en veille ou en pause. Il faut plutôt sauvegarder ses parties et éteindre sa console,
• couper la box quand on ne l'utilise plus et avant de se coucher. C'est aussi valable pour le boîtier TV et la télévision !
11 % de la consommation électrique française est liée au numérique. Source : ADEME-ARCEP, Évaluation de l'impact environnemental du numérique en France, 2025.
En savoir plus : guide Réduire sa facture d'électricité, disponible aux formats braille, caractères agrandis et audio.
Les routeurs, serveurs et autres unités de stockage ont besoin de beaucoup d'énergie pour fonctionner. Ajuster ses usages permet de limiter les consommations.
Stocker utile et local.
Il est préférable de stocker vos données sur une plateforme unique pour éviter les doublons. Pour limiter les allers-retours avec les serveurs et désengorger les data centers, pensez aussi à désactiver la synchronisation automatique sur votre smartphone et à supprimer régulièrement les photos, vidéos et documents inutiles. Vous vous protégerez du même coup contre des utilisations indésirables !
Streamer à la bonne résolution.
La consommation de données augmente de manière exponentielle en fonction de la qualité de la vidéo regardée. Évitez donc de regarder des vidéos en haute ou très haute définition.
Il est également possible d'adapter la résolution de la vidéo à la taille de l'écran utilisé : pas de besoin de 4K sur un smartphone ou une tablette ! Et pour écouter sans regarder, privilégiez l'audio à la vidéo.
Diviser la résolution par 2 entraîne une diminution de 20 % à 30 % de l'impact carbone lié au streaming vidéo. Source : ADEME, Évaluation de l'impact environnemental de la digitalisation des services culturels, 2022.
Limiter l'impact de l'intelligence artificielle.
L'Intelligence Artificielle joue un rôle clé dans des avancées scientifiques majeures comme la modélisation climatique, la gestion des écosystèmes et des ressources, ou encore l'optimisation de la consommation énergétique.
Mais elle entraîne aussi + de consommation d'électricité pour faire fonctionner les data centers, pluss d'eau, pour les refroidir, et + de ressources exploitées pour fabriquer de nombreux équipements.
Voici quelques recommandations pour limiter les impacts de l'intelligence artificielle :
• privilégier une intelligence artificielle spécifique (traduction, orthographe, production de texte) plutôt qu'une intelligence artificielle générative ; elle consomme beaucoup moins d'énergie,
• éviter autant que possible le recours à l'intelligence artificielle générative pour créer des images ou des vidéos. Cela consomme bien plus d'énergie que de créer du texte. Utilisez plutôt des images déjà existantes, provenant de banques d'images libres de droit,
• préférer en général les moteurs de recherche à l'intelligence artificielle générative.
Des infos sur notre empreinte carbone.
Sur chaque facture, les opérateurs mobiles et fournisseurs d'accès à Internet doivent indiquer à leurs clients la quantité de CO2, émis par leurs activités numériques : visionnage de films, envoi de mail, téléchargements de données, etc, et plus globalement l'impact environnemental de leurs appareils.
Vous pouvez aussi mesurer vous-même l'empreinte carbone de vos usages numériques (mail, streaming ou visioconférence) grâce au nouveau calculateur de l'ADEME disponible sur impactco2.fr/outils/usagenumerique.
La consommation électrique du numérique en France augmenterait d'environ 80 % d'ici À 2050 si rien n'est fait pour la réduire. Source : ADEME-ARCEP, Évaluation de l'impact environnemental du numérique en France et analyse prospective, 2023.
5,6 millions de tonnes de CO2e sont émises par la consommation de contenus audiovisuels en France en 2022. Source : ADEME-ARCEP, Évaluation de l'impact environnemental du numérique en France et analyse prospective, 2023.
En savoir plus : rapport de The Shift Project, sur l'impact environnemental numérique, via, the shift project.org/publications/climat-insoutenable-usage-video
Mollo sur la vidéo !
Parce qu'elle représente 61 % du trafic Internet, quelques bons réflexes s'imposent !
• Télécharger plutôt que streamer pour regarder la vidéo ultérieurement,
• écouter la musique juste en audio : utilisez des plateformes de streaming ou téléchargez vos titres, mais évitez de regarder les clips,
• éviter le visionnage en HD, choisissez une résolution adaptée à votre écran (exemple : 360 à 720 pouces pour un écran de 13 pouces),
• désactiver la lecture automatique des vidéos dans les paramètres de l'application.
À l'ADEME, l'Agence de la transition écologique, nous sommes résolument engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources.
Sur tous les fronts, nous mobilisons les citoyens, les acteurs économiques et les territoires, leur donnons les moyens de progresser vers une société économe en ressources, plus sobre en carbone, plus juste et harmonieuse.
Dans tous les domaines (énergie, économie circulaire, alimentation, mobilité, qualité de l'air, adaptation au changement climatique, sols, etc.), nous conseillons, facilitons et aidons au financement de nombreux projets, de la recherche jusqu'au partage des solutions.
À tous les niveaux, nous mettons nos capacités d'expertise et de prospective, au service des politiques publiques.
L'ADEME est un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministère en charge de l'environnement, du ministère en charge de l'énergie et du ministère en charge de la recherche.
agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers
Ce document est édité par l'ADEME.
ADEME, 20, avenue du Grésillé, 49000 Angers.
Rédaction : ADEME.