ADEME.

Agence de la transition écologique.

 

Comment bouger autrement ?

Clés pour agir.

Édition août 2025.

 

Adaptation, conversion et gravure audio : Handicapzéro.

 

Sommaire.

 

Diminuer la pollution et faire + d'activité physique.

Comment nous déplaçons-nous ?

1. Réinventer les trajets quotidiens.

1.1. Le vélo a beaucoup d'atouts !

1.2. Marcher au moins 30 minutes par jour.

1.3. Des transports à la carte.

1.4. Covoiturer le plus souvent possible.

1.5. Autre option : l'autopartage.

1.6. Télétravailler pour économiser du temps et du carburant.

2. Utiliser un véhicule plus vert.

2.1. Bien choisir son véhicule.

2.2. La vignette Crit'Air : le certificat qualité de l'air.

2.3. Un deux-roues plutôt qu'une voiture ?

2.4. Un malus écologique sur les véhicules les plus émetteurs et les plus lourds.

2.5. Économiser cinq pleins par an, c'est possible !

3. Les aides pour changer de mobilité.

3.1. Pour s'équiper d'un vélo ou d'un véhicule électrique.

3.2. Pour des trajets domicile-travail plus durables.

3.3. Les entreprises se mobilisent.

4. Vacances, courses : limiter les kilomètres.

4.1. Voyager sans prendre l'avion.

4.2. Consommer au plus près de chez soi.

4.3. E-commerce : les colis aussi prennent les transports.

5. L'ADEME à vos côtés.


 

Diminuer la pollution et faire + d'activité physique.

 

Nos modes de vie nous conduisent à nous déplacer toujours plus souvent et toujours plus loin avec 2 impacts majeurs.

 

D'abord climatique : les transports représentent près d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France, dont plus de la moitié proviennent des voitures particulières (source : SDES, chiffres clés des transports en 2023). Ensuite sur la qualité de l'air : les véhicules thermiques sont à l'origine d'émissions polluantes (particules fines, oxydes d'azote) qui nuisent à la santé.

 

31 % des émissions de gaz à effet de serre en France sont dues aux transports. Source : SDES.

 

En dépit de changements positifs (développement du télétravail, essor du vélo et des infrastructures associées, etc), nous continuons à privilégier la voiture pour nos trajets quotidiens. Un choix parfois contraint mais qui a un poids économique réel et qui nous rend vulnérables aux fluctuations des prix des carburants.

 

Le transport = 14 % du budget des ménages. Source : Insee.

 

La bonne nouvelle, c'est que des alternatives existent pour réinventer notre mobilité. Nouvelles infrastructures, nouveaux services de mobilité partagée, aides à l'achat de véhicules propres, etc. Les solutions et initiatives se multiplient sur tout le territoire.

 

Ce guide vous propose de les explorer, tout en partageant conseils et astuces pour bouger autrement au quotidien !

 

Comment nous déplaçons-nous ?

 

Les Français continuent d'utiliser majoritairement la voiture pour se rendre au travail et se déplacer au quotidien, le plus souvent seuls. Pour de nombreuses raisons, il est urgent de changer !

 

Toujours plus de km parcourus : +12 % par personne en moyenne depuis 1990, tous modes confondus. CGDD, "Rapport sur l'état de l'environnement en France", 2019.

 

Chaque semaine, un français se déplace en moyenne 10 heures et effectue 400 km, soit, 1 trajet Paris-Nantes. Forum Vies Mobiles, Enquête nationale Mobilité et Modes de vie, 2020.

 

Plus de 5 000 € par an consacrés à la voiture en moyenne. Insee Première, numéro 1855, 2017, et Le budget de l'automobiliste (Copyright) en 2019, A C A.

 

Comment se déplacent les français au quotidien ?

• 62,8 % en voitures individuelles et deux-roues motorisés,

• 23,7 % en marchant,

• 9,1 % en transports en commun (train, métro, RER, bus, tramway),

• 2,7 % à vélo.

Pour une moyenne de 114 millions de trajets par an. SDES, "Enquête sur la mobilité des personnes", 2018-2019.

 

Pollution de l'air : 40 000 décès par an seraient liés aux particules fines (PM2,5) et 7 000 au dioxyde d'azote (NO2), soit respectivement 7 % et 1 % de la mortalité totale. Santé publique France, Rapport, "Impact de pollution de l'air ambiant sur la mortalité en France métropolitaine", 2021.

 

Émissions de gaz à effet de serre : 130,5 millions de tonnes CO2e dues au transport dont 52 % dues aux voitures particulières. SDES, Chiffres clés du transport, édition 2024.

 

Bruit : le coût social du bruit des transports est estimé à 97,8 milliards d'euros par an en France. I Care and Consult et Energies Demain pour l'ADEME, "Le coût social du bruit en France", 2021.

 

Le trafic aérien en croissance constante :

• +39 % de km parcourus par les vols intérieurs depuis 1990. CGDD, "Rapport sur l'état de l'environnement en France", 2019,

• 21,2 mégatonnes de CO2, émis en France en 2023, par le transport aérien international en 2019. +40 % par rapport à 2000 ! DGAC, "Les émissions gazeuses liées au transport aérien en France en 2023".

 

Environ 40 % des trajets en voiture inférieurs à cinq km. SDES, "Enquête sur la mobilité des personnes", 2018-2019.

 

Plus de 100 heures par an en moyenne passées dans les bouchons à Bordeaux, Paris et Marseille. Tom Tom Traffic Index, 2024.

 

1. Réinventer les trajets quotidiens.

 

Les 3/4 de nos trajets domicile-travail s'effectuent en voiture, le plus souvent seul. Et si on changeait nos habitudes ?

 

1.1. Le vélo a beaucoup d'atouts !

 

Circuler à vélo, c'est économique : le coût moyen d'un vélo classique s'élève en 2023 à un peu plus de 550 € (source : fr, "point", statista.com). L'investissement est vite rentabilisé si l'on prend en compte les frais économisés en carburant.

Non polluante, cette pratique est aussi bonne pour la santé. Selon l'OMS, 30 minutes d'activité physique quotidienne réduisent de 30 % le risque de maladies (cardiovasculaires, diabète, etc.). Sans compter le stress évité : fini les problèmes de stationnement et les embouteillages !

 

En ville, le vélo est aussi rapide que la voiture sur les distances inférieures à 5 km.

 

Le vélo à assistance électrique est également une alternative pour élargir la pratique à tous les publics (aux personnes plus âgées par exemple) ou pour parcourir de plus longs trajets. Enfin, pour transporter les enfants, votre animal de compagnie ou encore vos courses, le vélo-cargo est une parfaite alternative.

 

3,2 % des français ont eu recours au vélo pour leurs trajets domicile-travail en 2021. Source : Insee.fr.

 

À vélo, on est 2 à 3 fois moins exposé aux polluants de l'air qu'en voiture dans les embouteillages. Source : ADEME, Mobilité durable : les solutions pour demain, 2012.

 

Mai à vélo : un mois pour changer de braquet.

 

Initiée en 2020, l'opération Mai à vélo encourage chaque année les citoyens à découvrir ou à redécouvrir les joies de la bicyclette. Associations, entreprises, collectivités, institutions publiques s'engagent pour faire grandir la communauté de cyclistes, à travers plusieurs milliers d'événements sur l'ensemble du territoire.

Pour participer ou sensibiliser votre entourage, votre entreprise, votre quartier, rien de plus simple. Rendez-vous sur le site maiavelo.fr.

 

Calculez vos émissions de CO2.

 

Sur 10 km, le métro émet 76 fois moins de CO2 que la voiture, le T E R 7 fois moins, et le bus près de moitié moins. Source : impact CO2.

 

Estimer les émissions de CO2 de vos trajets domicile-travail ou comparer plusieurs modes de déplacement sur une même distance, c'est facile avec le simulateur impactco2.fr/transport !

 

Emmener les enfants à l'école sans voiture.

 

À ce jour, en métropole, un peu plus d'un tiers des enfants de maternelle et de primaire (35 %) sont déposés à l'école en voiture.

 

Dans les DROM-COM, ce chiffre grimpe respectivement à 55 et 56 % (source : ADEME, "Les pratiques de mobilité des enfants de la maternelle au lycée en France", 2025).

Une tendance qui pose des problèmes de sécurité quand les enfants sont laissés en hâte à proximité de l'école dans le cadre de la pratique du "dépose-minute". Ce qui peut également créer des embouteillages et générer du stress.

 

Pour un trajet aussi court (souvent moins de 1 km), il y a d'autres options !

• adopter le pédibus ou le vélo-bus : proposés par certaines communes, ces dispositifs, encadrés par des adultes, permettent de convoyer à pied ou à vélo les enfants d'un même quartier,

• covoiturer : en s'organisant entre parents ou en profitant d'applications dédiées,

• solliciter l'école et les collectivités : pourquoi ne pas initier vous-même un pédibus, un caracycle, en demandant par exemple des aménagements sur la voirie (pistes cyclables, traversées sécurisées, signalétique renforcée, etc.).

 

1.2. Marcher au moins 30 minutes par jour.

 

42 % d'actifs, parcourant une distance domicile-travail de 1 km au +, ont recours à la voiture (source : Insee.fr), alors qu'il faut en moyenne 15 minutes pour effectuer 1 km à pied.

 

Cette habitude a un véritable impact, sachant qu'un véhicule consomme + et sera plus polluant sur de courtes distances.

 

La marche est bonne pour la santé physique et mentale, elle est bien sûr non polluante, et elle participe pleinement à l'apaisement des espaces publics.

 

Alors que 59 % des piétons considèrent que se déplacer dans leur commune est agréable, ils sont aussi un certain nombre à déplorer un manque d'aménagements assurant le confort des piétons (70 %) ou une absence de signalétique (69 %).

Et si nos villes redonnaient à la marche la place qu'elle mérite ?

 

Les rues scolaires : une idée en plein essor.

 

Plusieurs pays européens déploient à plus ou moins grande échelle le concept de rues scolaires. Concrètement, la rue scolaire est une voie temporairement piétonnisée aux heures d'ouverture et de fermeture des classes.

L'objectif est double : sécuriser les alentours des écoles et agir sur la qualité de l'air en encourageant des mobilités alternatives à la voiture.

 

En France, depuis la rentrée 2020, Paris a piétonnisé ou apaisé les abords de 80 écoles, Lyon a fait de même pour 23 écoles, Lille a créé des rues scolaires aux abords de 7 écoles.

 

À Paris, les premiers résultats sont positifs : les concentrations de dioxyde d'azote (NO2) baissent jusqu'à 30 % autour des écoles piétonnisées.

 

Source : respire-asso.org/les-rues-aux-ecoles-ca-marche.

 

Challengez votre mobilité !

 

Chaque année en septembre, participez à la Semaine européenne de la mobilité ! Vous pouvez mettre en place un "Challenge mobilité" au sein de votre entreprise, afin d'encourager tous les salariés à laisser leur voiture au garage.

 

1.3. Des transports à la carte.

 

En fonction du nombre d'usagers, les transports en commun, émettent moins de polluants, mais aussi moins de gaz à effet de serre. Ils sont enfin plus économiques que la voiture individuelle à moteur thermique.

 

Si le coût annuel moyen d'un trajet travail de 10 km est de 1 000 € en voiture, il n'est que de 300 € en bus ! Quand l'offre existe, mieux vaut donc privilégier le métro, le tramway, le bus, ou encore le train. D'autant que des aménagements se développent pour favoriser l'accès aux gares.

C'est un bon moyen d'expérimenter l'intermodalité en panachant sur un même trajet marche, vélo et un ou plusieurs transports en commun !

 

En savoir plus : ils ont gagné à adopter des modes de déplacement plus vertueux. Découvrez leurs témoignages dans l'article "Trajets domicile-travail : vous aussi, optez pour une mobilité plus durable", disponible sur la librairie en ligne de l'ADEME.

 

1.4. Covoiturer le plus souvent possible.

 

Le covoiturage est un phénomène massif : sur une année, 14 millions de Français déclarent l'avoir pratiqué pour un trajet de courte distance (dont 800 000 via une plateforme de covoiturage), 13 millions pour un trajet de longue distance (dont 7 millions via une plateforme).

Source : ADEME, Enquête Nationale sur le Covoiturage, 2025.

 

Cette pratique a de nombreux avantages que ce soit pour partir en week-end, en vacances ou se rendre au travail : le partage des frais de carburant, des émissions de CO2 divisées par le nombre de passagers et plus de convivialité !

Outre les sites de mise en relation entre particuliers et les services de covoiturage proposés par certaines entreprises, on peut tout simplement s'arranger entre collègues ou voisins.

 

Des aides incitatives peuvent en outre également vous être proposées : par les Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) mais aussi par les entreprises, notamment via le forfait mobilités durables.

 

Un trajet quotidien de 30 km partagé avec un collègue, c'est 2 000 € économisés par an. Source : ADEME, Développement du covoiturage régulier de courte et moyenne distance, 2017.

 

1.5. Autre option : l'autopartage.

 

Ce service de mise à disposition de véhicules pour une courte durée s'étend partout en France. Avec différentes offres : en boucle (retour du véhicule à la station de départ), en trace directe (sans obligation de remettre le véhicule à la station de départ) ou encore en free-floating (en libre-service dans une zone dédiée).

Après tout, pourquoi posséder une voiture quand on peut en utiliser une en cas de besoin ?

 

1.6. Télétravailler pour économiser du temps et du carburant.

 

Ces dernières années, la pratique du télétravail s'est étendue. Exercer son métier à domicile peut avoir des effets bénéfiques sur la vie personnelle et professionnelle, mais aussi sur la planète.

 

Le télétravail permet de réduire de 69 % le volume de nos déplacements les jours télétravaillés.

 

Source : ADEME, Télétravail, (Im)mobilité et modes de vie, 2020.

 

En 2023, 18,8 % des salariés ont télétravaillé au moins 1 jour par semaine. Source : Insee.

 

Télétravailler, oui mais…

 

Attention : le travail à la maison peut générer de nouveaux déplacements !

 

Des trajets moins mutualisés quand on profitait auparavant d'un déplacement domicile-travail, pour déposer les enfants à l'école par exemple.

 

Pluss de petits déplacements en voiture pendant les périodes de pause, pour aller faire des courses ou du sport par exemple.

 

Un risque d'allongement du trajet domicile-travail lié à l'opportunité offerte par le télétravail d'habiter plus loin de son entreprise.

 

2. Utiliser un véhicule plus vert.

 

Les dispositifs se multiplient pour limiter les impacts des véhicules polluants en ville. Comment s'adapter quand on n'a pas d'autres choix que la voiture ?

 

2.1. Bien choisir son véhicule.

 

Les véhicules thermiques posent aujourd'hui 2 problèmes majeurs. En émettant de nombreux gaz à effet de serre, ils contribuent à l'aggravation du réchauffement climatique.

 

En émettant des polluants (oxydes d'azote, particules au freinage, etc) ils dégradent considérablement la qualité de l'air extérieur, ce qui constitue un enjeu majeur de santé publique.

 

Parmi les véhicules neufs vendus en France au cours de l'année 2024, plus de 49 % sont des SUV, alors qu'ils consomment 11,5 % de + que les berlines. Pour économiser et moins polluer, il reste donc préférable de se tourner vers des modèles plus légers.

En se fiant aux bons repères : l'étiquette énergie/CO2, sur les véhicules vendus par des professionnels, la vignette Crit'Air, ainsi que le site Car Labelling.

 

À ce jour, la solution présentant le moins d'impacts environnementaux reste le véhicule électrique. Adapté pour la majorité des trajets quotidiens, son utilisation n'est pas émettrice de gaz à effet de serre ou d'oxydes d'azote.

Peu bruyants, et participant donc à la diminution du bruit environnant, ces véhicules ont toute leur place, notamment en milieu urbain.

 

Ils nécessitent peu d'entretien et sont désormais dotés de moteurs de puissance comparable à ceux des voitures thermiques !

 

En 2024, la part de marché des véhicules électriques représente 16,9 %. Source : Car Labelling.

Les voitures hybrides rechargeables, équipées d'un moteur électrique et d'un moteur thermique, n'émettent pas de CO2, uniquement lorsqu'elles sont rechargées via une borne de recharge, et utilisées en mode électrique.

 

En savoir plus : comparez les véhicules neufs (énergie, CO2, polluants, etc) sur carlabelling.ademe.fr.

 

2.2. La vignette Crit'Air : le certificat qualité de l'air.

 

Lors d'un épisode de pollution, en cas de mise en œuvre d'une circulation différenciée, pour circuler ou stationner dans certains territoires, votre véhicule doit disposer d'une vignette Crit'Air.

 

Ce certificat classe les véhicules sur une échelle de 6 catégories, en fonction de leurs émissions polluantes en particules fines et oxydes d'azote.

 

En savoir plus : pour commander votre vignette, rendez-vous sur le site certificat-air.gouv.fr

 

2.3. Un deux-roues plutôt qu'une voiture ?

 

Rapidité, facilité pour se garer, consommation de carburant réduite, etc. vous êtes nombreux à opter pour des scooters, motos, etc.

 

Du point de vue environnemental, ils peuvent être une alternative à l'auto-solisme dans la mesure où un deux-roues émet moins de CO2 et prend 3 à 4 fois moins de place en matière de stationnement.

 

De plus, le marché évolue dans le bon sens : les fabricants de motos et de scooters sortent à leur tour des alternatives peu polluantes (existent en version électrique).

 

Au moment d'acheter votre deux-roues, privilégiez un modèle adapté à votre utilisation, en évitant notamment les modèles surpuissants, à consommation élevée (un électrique ou équivalent 125 cm cube suffit largement pour un usage urbain).

 

Quelques conseils en + :

• ne modifiez pas la ligne d'échappement, dont le niveau sonore est, d'origine, plus élevé que celui des voitures,

• vérifiez qu'il respecte bien la dernière norme d'homologation Euro5 (qui fixe les limites maximales de rejet de gaz polluants).

 

2.4. Un malus écologique sur les véhicules les plus émetteurs et les plus lourds.

 

Un malus écologique concerne les véhicules dont les émissions de CO2 par km, excèdent le seuil de 113 g de CO2 par km (avec une taxe plafonnée à 70 000 €). Un malus au poids s'applique également aux véhicules de plus de 1 600 kg.

Certaines exonérations et abattements sont prévus. Pour en savoir plus consultez le site economie.gouv.fr.

 

2.5. Économiser cinq pleins par an, c'est possible !

 

Quelques réflexes suffisent pour consommer moins de carburant et limiter ses émissions.

 

Place à l'écoconduite !

• Conduire sans à-coups ni surrégime : c'est 40 % de consommation en moins par rapport à une conduite agressive en ville,

• maîtriser sa vitesse : 10 km/h en moins sur l'autoroute, c'est 3,5 à 4,5 Litres de carburant économisés sur 500 km,

• éviter les freinages brusques : l'érosion des pneus libère chaque année 6 millions de tonnes de particules fines dans le monde,

• stopper le moteur à chaque arrêt de plus de 20 secondes : cela consomme moins de carburant que de le laisser tourner au ralenti.

 

Attention aux consommations superflues :

• enlever les coffres et les galeries inutilisés : avec la prise au vent, ils peuvent générer jusqu'à 10 à 15 % de consommation en plus,

• limiter le recours à la climatisation : pour éviter jusqu'à 7 % de consommation supplémentaire.

 

Un bon entretien :

• faire vérifier les filtres à air et à huile,

• opter pour des pneus basse consommation (jusqu'à cinq % d'économies) et les gonfler régulièrement.

 

3. Les aides pour changer de mobilité.

 

Acquérir un vélo, s'équiper d'un véhicule moins polluant, se déplacer autrement au travail, etc. Des aides existent !

 

3.1. Pour s'équiper d'un vélo ou d'un véhicule électrique.

 

Certaines collectivités locales proposent des aides à l'achat d'un véhicule moins polluant. Ces aides sont variables selon les régions.

 

La Métropole Aix-Marseille Provence propose par exemple, depuis le 1er novembre 2024, une prime aux habitants et professionnels de la ZFE-m de Marseille pour l'achat d'un véhicule, d'un utilitaire électrique ou hydrogène, et même d'un vélo. Source : ampmetropole.fr.

 

Plusieurs marques automobiles ont aussi mis en place des primes de reprise pour remplacer la prime à la conversion. Chaque constructeur applique ses propres conditions, il est donc recommandé de se renseigner auprès des concessionnaires.

 

Le bonus écologique est une aide à l'achat d'un véhicule électrique et/ou à hydrogène neuf. Pour être éligible, le véhicule acheté ou loué doit bénéficier d'un score environnemental minimal. Cet éco-score repose sur un calcul de l'empreinte carbone de la production du véhicule et de son acheminement depuis son site de fabrication jusqu'à son site de distribution en France.

La liste des véhicules éligibles est consultable sur le sitescore-environnemental-bonus.ademe.fr.

 

En savoir plus : consultez l'article "Changeons d'air, changeons de mobilité", disponible sur la librairie en ligne de l'ADEME.

 

3.2. Pour des trajets domicile-travail plus durables.

 

Le remboursement partiel des abonnements de transport est obligatoire, pour le ou les transport(s) en commun et les vélos en libre-service utilisés sur les trajets domicile-travail.

 

Le forfait mobilités durables est une aide facultative accordée par les employeurs pour faciliter l'utilisation au quotidien de moyens de transport plus écologiques (vélo, covoiturage, véhicule partagé, etc.).

 

Exonérée d'impôt jusqu'à 900 € par an, elle est cumulable avec le remboursement partiel des abonnements de transport (dans la limite de 900 € par an).

 

3.3. Les entreprises se mobilisent.

 

Des dispositifs existent en entreprise, tels que les plans de mobilité employeurs, obligatoires pour les structures regroupant plus de 50 salariés sur un même site (à défaut d'accord dans le cadre des NAO, "Négociations Annuelles Obligatoires"), ou des outils comme Objectif Employeur Provélo ou Goodwatt

 Ils permettent la mise en place de navettes privées, de service d'autopartage, de vélos électriques, d'espaces dédiés aux vélos, etc. Par ailleurs, les parkings à vélos couverts et sécurisés, sont désormais obligatoires lors de la construction d'un bâtiment industriel, commercial ou de service public.

 

4. Vacances, courses : limiter les kilomètres.

 

Préserver la qualité de l'air et réduire ses émissions de gaz à effet de serre, c'est aussi interroger ses choix en matière de tourisme et de consommation.

 

4.1. Voyager sans prendre l'avion.

 

69 %, c'est la part des transports dans les émissions de gaz à effet de serre du secteur touristique, dont l'empreinte annuelle équivaut, à elle seule, à celle de 10,5 millions de Français. Source : ADEME, "Bilan des émissions de gaz à effet de serre du secteur du tourisme en France en 2022", 2025.

 

En cause, nos trajets allers-retours longue distance, souvent effectués en voiture, et le transport aérien. Des solutions simples existent toutefois pour alléger notre impact sur le climat.

 

Pour voyager, vive le train.

 

On peut l'utiliser pour voyager en France comme à l'étranger. Le voyage prendra certes un peu + de temps, mais c'est l'occasion de voir du pays, de s'émerveiller des paysages traversés, et, pourquoi pas, de faire quelques escales où bon nous semble.

 

Pour comparer l'impact CO2 des différents modes de transport, utilisez le simulateur impactco2.fr/outils/transport.

 

Slow tourisme : voyager tout en prenant son temps.

 

Privilégier des destinations moins lointaines pour nos vacances et profiter de la diversité de la France est une autre bonne idée.

 

Et, une fois sur place, il est aussi possible d'opter pour des modes de déplacement qui laisseront la voiture de côté. Un choix qui vous permettra de prendre le temps de savourer la beauté des environnements visités et de déconnecter pleinement. Des solutions vous sont proposées en région, comme en Bretagne, Nouvelle-Aquitaine ou en Normandie.

 

Tester des vacances à vélo.

 

Le cyclotourisme ne cesse de se développer depuis environ 10 ans. Aujourd'hui, c'est l'ensemble du territoire qui est sillonné de voies vertes, ou de routes aménagées de voies cyclables sécurisées : 26 100 km de voies sont aujourd'hui ouvertes (dont 70 % sont utilisées à des fins de loisirs et de tourisme).

 

1 290 nouveaux km d'itinéraires cyclables ont été ouverts en 2023, ce qui porte à 21 530 km le nombre de km réalisés (82,5 % du schéma).

 

À votre tour de profiter de cette offre d'exception, en consultant le site francevelotourisme.com.

 

Source : DGE, Le tourisme à vélo.

 

La France est la 2ème destination mondiale pour le tourisme à vélo après l'Allemagne. Source : DGE, Le tourisme à vélo.

 

Et si le désir d'ailleurs est trop fort.

 

Si vous décidez tout de même de prendre l'avion pour une destination lointaine, faites le plus long séjour possible, voyagez léger et évitez les escales. Le décollage est en effet très émissif en gaz à effet de serre.

 

Pour un aller-retour Paris-Turin, une personne émet environ 152 kg équivalent CO2 en avion, contre 3,3 kg seulement en TGV. Source : Comparateur de mobilité de la SNCF.

 

En savoir plus : consultez le guide Comment passer des vacances plus écologiques ?, disponible aux formats braille, caractères agrandis et audio.

 

4.2. Consommer au plus près de chez soi.

 

Comment limiter nos trajets et ceux induits par nos choix de consommateurs ? En commençant par acheter local ! Pour l'alimentation par exemple, privilégier les circuits courts et les produits de saison, évite bien des kilomètres parcourus pour l'acheminement de produits, qui proviennent parfois de très loin.

Et le bilan est encore meilleur quand on choisit de faire ses courses en laissant sa voiture au garage.

 

Indispensable : limiter au maximum la voiture.

 

Mis bout à bout, tous nos déplacements finissent par peser lourd en matière d'émissions de gaz à effet de serre tout au long de l'année. Par exemple, un sportif se rendant à l'entraînement 3 fois par semaine à vélo plutôt qu'en voiture évitera le rejet de 271 kg de CO2 chaque année, sur un trajet de 10 km aller-retour.

 

4.3. E-commerce : les colis aussi prennent les transports.

 

Acheter en ligne, c'est pratique : un clic suffit. Sauf que nos colis peuvent faire un très long voyage jusqu'à nous. Nos choix comptent !

 

Éviter de multiplier les commandes : pas d'emballement, au risque de surconsommer ! Pensez aussi à grouper vos commandes : une seule vaut mieux que plusieurs petites qui multiplient les trajets.

 

Limiter les retours de produits : posez-vous les bonnes questions avant de valider votre commande. Retourner un produit, c'est augmenter les transports et les déchets liés aux emballages.

 

Privilégier les points relais : pour déposer les commandes, les livreurs font moins de kilomètres qu'en livrant à domicile ! Pensez aussi aux consignes automatiques ou au click and collect en magasin.

Mais attention : pour que l'impact soit réellement moins important qu'une livraison à domicile, il est nécessaire de se rendre sur les lieux à vélo ou à pied. impactco2.fr/outils/livraison

 

Éviter l'acheminement par avion : il n'est certes pas toujours facile de savoir si votre colis sera acheminé par avion. Penser à consulter les rubriques livraison ou vérifiez l'adresse de l'e-boutique via laquelle vous commandez pour obtenir de précieux renseignements.

 

En savoir plus : consultez le site impactco2.fr/outils/livraison.

 

5. L'ADEME à vos côtés.

 

À l'ADEME (l'Agence de la transition écologique), nous sommes résolument engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources.

 

Sur tous les fronts, nous mobilisons les citoyens, les acteurs économiques et les territoires, leur donnons les moyens de progresser vers une société économe en ressources, plus sobre en carbone, plus juste et harmonieuse.

 

Dans tous les domaines (énergie, économie circulaire, alimentation, mobilité, qualité de l'air, adaptation au changement climatique, sols, etc.), nous conseillons, facilitons et aidons au financement de nombreux projets, de la recherche jusqu'au partage des solutions.

 

À tous les niveaux, nous mettons nos capacités d'expertise et de prospective au service des politiques publiques.

 

L'ADEME est un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministère en charge de l'environnement, du ministère en charge de l'énergie et du ministère en charge de la recherche.

 

agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers

 

Ce document est édité par l'ADEME.

ADEME 20, avenue du Grésillé, 49000 Angers.

Rédaction : agence Giboulées.