ADEME.
Agence de la transition écologique.
Comment gagner de la place chez soi ?
Clés pour agir.
Édition mai 2025.
Adaptation, conversion et gravure audio : Handicapzéro.
Surconsommer et stocker sont des sources de gaspillage.
1. Dresser votre plan de bataille.
2. C'est parti pour le grand tri !
3. À chaque objet sa seconde vie.
3.1. Des solutions pour tous vos objets (ou presque !).
3.2. Vêtements et chaussures.
3.3. Appareils électriques.
3.4. Meubles.
3.5. Jouets.
3.6. Équipements sportifs.
3.7. Bricolage.
4. Et pour ne pas "réencombrer" ?
5. Ils l'ont fait !
5.1. Une prise de conscience de la surconsommation.
5.2. Des efforts vite récompensés.
5.3. Une envie de repenser son mode de vie.
5.4. Un an plus tard.
L'ADEME à vos côtés.
Sans toujours nous en rendre compte, nous accumulons des tas d'objets, dont beaucoup ne sont jamais utilisés.
Un objet, quel qu'il soit, a toujours des répercussions sur l'environnement.
Sa fabrication mobilise des ressources naturelles, et tout au long de son cycle de vie, il génère divers impacts : consommation d'énergie, émissions de gaz à effet de serre, pollutions de l'air, de l'eau et des sols, etc. Même en fin de vie, quand il devient un déchet, son traitement a des impacts environnementaux.
La bonne nouvelle, c'est que nous pouvons agir à notre échelle pour changer la donne. Comment ? En faisant le tri dans nos objets et nos vêtements, ainsi qu'en prolongeant leur durée de vie !
Prendre conscience de tout ce que l'on possède, mesurer les impacts induits et s'interroger sur ce qui est vraiment utile, c'est aussi un premier pas vers un modèle de consommation plus sobre et écologique.
21 foyers en ont fait l'expérience dans le cadre de l'opération "Osez changer", conduite par l'ADEME en 2021 (voir chapitre 5, "Ils l'ont fait !"). Preuve que c'est possible et que ça marche.
2,5 tonnes d'objets accumulés chez nous (45 tonnes de matières mobilisées pour les fabriquer). Source : ADEME, "Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d'équipement", 2018.
84 % de l'empreinte carbone des français résulte de la fabrication des biens et services qu'ils consomment. Source : Commissariat Général au développement durable, janvier 2020.
En savoir plus : Infographie, "Ces objets qui pèsent lourd dans notre quotidien", agirpourlatransition.ademe.fr/acteurs-education/enseigner/objets-pesent-lourd-quotidien
6 bonnes raisons de désencombrer la maison.
1. Se simplifier le quotidien : un logement désencombré est plus fonctionnel et plus agréable à vivre. Fini le temps perdu à chercher les choses, à ranger ou à déplacer les obstacles pour faire le ménage.
2. Faire des économies : en faisant le tri dans tout ce que l'on possède, on fait aussi le point sur ce qui peut encore servir et que nous n'aurons pas besoin d'acheter neuf ou d'occasion. On évite ainsi des dépenses inutiles.
3. Libérer de l'espace : en se désencombrant, on gagne de la place au sol et dans les placards. Notre logement devient plus chaleureux et on accède plus facilement à ce que l'on cherche.
4. Donner une nouvelle vie aux objets : se débarrasser utilement de nos objets est un geste gratifiant ! En les donnant à des associations, ils serviront à d'autres qui en ont besoin. En les vendant, on leur redonne de la valeur, en + de gagner de l'argent.
5. Devenir un consommateur averti : quand on a pris conscience de tout ce qu'on accumulait sans vraiment s'en servir, on y réfléchit à deux fois avant de racheter. C'est un premier pas sur le chemin de la sobriété.
Pour être efficace, une bonne préparation s'impose.
Qui s'y colle ?
Si vous vivez à plusieurs dans le foyer, décidez dès le départ si vous vous lancez en solo ou en équipe. Associer les enfants peut, par exemple, être un bon moyen de les sensibiliser aux questions de consommation et de réduction des déchets.
Règle d'or : ne jamais trier les affaires de quelqu'un d'autre sans son consentement.
Des contenants pour trier.
Pour déposer puis transporter facilement, tout ce dont vous voulez vous séparer, préparez des contenants étiquetés par destination : à donner, à vendre, à réparer, à recycler (et un dernier contenant "à traiter", si vous avez besoin d'un temps de réflexion). De simples cartons, boîtes, caisses ou sacs-cabas feront très bien l'affaire !
Par pièce ou par catégorie d'objets ?
Les 2 méthodes se valent, mais ce guide préconise le tri par catégorie d'objets, afin de mieux mesurer la quantité accumulée au fil du temps. À vous de juger ensuite ce qui vous paraît prioritaire : les vêtements ? Les jouets ? La vaisselle ? Les outils ? Les livres ?
Un planning et des objectifs.
Faire le tri et désencombrer peut prendre du temps, d'où l'importance de prévoir des plages horaires sur plusieurs semaines et, point essentiel, des objectifs pour chaque séance (exemple : trier tous les tee-shirts, chemises et robes).
Il ne s'agit pas de l'étape la plus facile. Pour vous motiver, pensez à la satisfaction que vous en tirerez.
Par où commencer ?
Parcourez votre logement (sans oublier la cave, le grenier ou le débarras, hauts lieux d'accumulation) et rassemblez tous les objets d'une même catégorie au même endroit.
Alors, vous attendiez-vous à ce résultat ?
Garder ou ne pas garder ? cinq questions à se poser.
Est-ce que j'utilise souvent cet objet ?
Est-ce que cet objet a une valeur (sentimentale ou financière) à mes yeux ?
Est-ce que cet objet m'inspire un sentiment positif ?
Est-ce que je le trouve beau, esthétique ?
Est-ce que j'apprécie cet objet ?
Si vous avez répondu non à ces cinq questions, vous pouvez vous séparer de cet objet sans la moindre hésitation !
En cas de doute.
• Si vous pensez devoir garder un objet "au cas où", tentez de compléter la phrase : au cas où quoi ? Vous n'y arrivez pas ? Vous pouvez vous séparer de l'objet,
• s'il s'agit d'un cadeau et que vous culpabilisez de le jeter, remerciez la personne mentalement et prenez l'objet en photo si vous le souhaitez. Puis traitez cet objet comme les autres.
Pas question de jeter à la poubelle les objets qui peuvent encore servir ! Les solutions sont là, en un clic ou à deux pas.
Les associations :
• pour donner : Emmaüs, Secours populaire, les ressourceries ou recycleries (ressourceries, "point", info),
• pour échanger : les SEL, systèmes d'échanges locaux (annuairedessel.org).
Les lieux ou événements locaux : les dépôts-ventes, brocantes et puces, vide-greniers, etc. ou en organisant soi-même un vide-maison.
Les ateliers de co-réparation : pour réparer avec l'aide d'un professionnel (associations locales ou Repair Cafés, sur repaircafe.org, "slache", fr).
Les sites généralistes :
• pour donner ou troquer (donnons.org, recupe.net, jedonnetout.com, mytroc.fr, freecycle.org, geev.com, etc.),
• pour vendre (leboncoin.fr, topannonces.fr, paruvendu.fr/mondebarras, ebay.fr, wannonce.com, etc.),
• pour partager ou louer (pwiic.com, kiwiiz.fr, je-loue-tout.fr, leboncoin.fr, etc.),
• pour réparer (commentreparer.com, chaînes YouTube spécialisées, etc) ou faire réparer (artisanat.fr, murfy.fr, etc.).
Il existe aussi des groupes Facebook dédiés au don, à la vente, à la réparation, etc.
Les déchèteries : pour rapporter tous vos objets hors d'usage afin qu'ils soient recyclés ou éventuellement réemployés. En dernier recours, ils seront incinérés ou mis en décharge.
Les enseignes nationales : les enseignes spécialisées dans l'achat-vente d'occasion (Troc, Cash Converters, Cash Express, etc) ou les enseignes traditionnelles qui le pratiquent (FNAC, Darty, Leclerc, etc.).
Pensez aussi aux traditionnelles petites annonces dans les commerces, la presse locale, au travail, à l'école, etc.
En savoir plus, consultez les sites :
• epargnons nos ressources.gouv.fr
• quefairedemesdechets.ademe.fr
En bon état :
• revendre via des sites dédiés (exemple : vinted.fr), lors d'un vide-dressing, d'une brocante, vide-greniers,, ou dans des structures de vente d'occasion,
• donner à des associations ou via des sites-applis, ou tout simplement à des proches,
• déposer dans un conteneur textile en déchèterie ou dans un lieu dédié à proximité, à trouver sur : refashion.fr
Abîmé :
• réparer ou customiser via des tutos en ligne ou un atelier de co-réparation,
• faire réparer chez un professionnel (cordonnier, repriseur, etc.),
• déposer dans un conteneur textile en déchèterie ou dans un lieu dédié à proximité, à trouver sur : refashion.fr,
• donner à des associations ou via des sites-applis, ou tout simplement à des proches.
Hors d'usage : déposer dans un conteneur textile en déchèterie ou dans un lieu dédié à proximité, à trouver sur : refashion.fr.
Environ 7 millions de vêtements neufs sont achetés par jour en France. Source : Estimation d'après le baromètre Refashion sur les ventes 2022.
Près de 48 000 points d'apport volontaires en France. Source : Rapport annuel Refashion 2023.
Chaque Français a acheté en moyenne 40 pièces d'habillement et 4 paires de chaussures en 2022. Source : Rapport d'activité Refashion 2022.
Accumuler des vêtements sans les porter n'a rien d'anodin : la consommation européenne de textiles représente la 4ème source d'impacts sur l'environnement et le changement climatique de l'Union européenne, après l'alimentation, le logement et les transports. Source : EU Strategy for Sustainable and Circular Textiles.
En savoir plus : consultez le guide "Tout comprendre : les impacts de la mode et de la fast fashion",
librairie.ademe.fr/economie-circulaire-et-dechets/7747-tout-comprendre-les-impacts-de-la-mode-et-de-la-fast-fashion-9791029724602.html
En bon état :
• revendre via des sites dédiés (exemple : youzd.fr), lors d'une brocante, vide-greniers, ou dans des structures de vente d'occasion,
• donner à des associations, via des sites-applis, ou tout simplement à des proches.
À réparer :
• réparer via des tutos en ligne (exemple : spareka.fr, murfy.fr) ou un atelier de co-réparation,
• faire réparer en magasin via la garantie légale de 2 ans, le service SAV du constructeur, le réseau Envie, des services de réparation à distance (pivr, "point", fr) ou un réparateur indépendant,
• déposer en déchèterie pour réemploi ou recyclage,
• donner à des associations, via des sites-applis, ou tout simplement à des proches,
• revendre via des sites dédiés (exemple : youzd.fr), lors d'une brocante, vide-greniers, ou dans des structures de vente d'occasion.
Hors d'usage :
• rapporter en magasin avec obligation de reprise par les vendeurs (1 vendu = 1 repris) et dispositifs de collecte des petits appareils en libre-service.
• déposer en déchèterie pour réemploi ou recyclage,
46 millions de smartphones dorment dans nos tiroirs. Source : Étude Harris Interactive et Crédoc pour les éco-organismes français, 2023.
Les Français pensent posséder 34 appareils électriques par foyer. Ils en possèdent en réalité 99, dont 6, jamais utilisés ! Source : Étude Ipsos pour les éco-organismes gérant-les déchets d'équipements électriques et électroniques, 2016.
Par ici votre vieux smartphone ! Un smartphone, c'est 70 matériaux (dont certains très rares), sans compter les pollutions liées à leur extraction dans des conditions déplorables. Or, de nombreux téléphones ne sont pas apportés dans des points de collecte pour être recyclés.
Grâce au programme jedonnemontelephone.fr d'éco-system, il suffit d'envoyer par courrier préaffranchi votre vieux smartphone pour qu'il soit reconditionné ou recyclé, une fois toutes vos données supprimées. Vous pouvez aussi le déposer dans un bac de collecte dédié mis à disposition chez les distributeurs ou en déchèterie.
En bon état :
• revendre via des sites dédiés (exemple : youzd.fr), lors d'une brocante, vide-greniers, ou dans des structures de vente d'occasion,
• donner à des associations ou via des sites-applis, ou tout simplement à des proches,
• déposer en déchèterie pour réemploi ou recyclage.
À rénover :
• donner à des associations ou via des sites-applis, ou tout simplement à des proches,
• déposer en déchèterie pour réemploi ou recyclage,
• rapporter en magasin avec obligation de reprise par les vendeurs (1 vendu = 1 repris dans les moyennes surfaces, sans obligation d'achat dans les grandes surfaces),
• faire rénover chez un professionnel (ébéniste, etc.),
• retaper ou transformer via des tutos en ligne ou un atelier de co-réparation.
Hors d'usage :
• déposer en déchèterie pour réemploi ou recyclage,
• rapporter en magasin avec obligation de reprise par les vendeurs (1 vendu = 1 repris dans les moyennes surfaces, sans obligation d'achat dans les grandes surfaces).
1,5 million de tonnes de meubles collectées en 2023. Source : Écomaison.
8 600 points de collecte Éco-mobilier, pour le réemploi et le recyclage des meubles et matelas usagés, à découvrir sur "éco maison".com
Un problème de transport ? Sachez que des associations, comme Emmaüs ou des recycleries, collectent à domicile. Certains sites de vente en ligne proposent aussi un service de livraison. Sinon, il reste toujours la solution du vide-maison et, pour tout gros objet hors d'usage, le service encombrants de votre commune (renseignez-vous auprès de votre mairie).
En bon état :
• revendre via des sites dédiés, lors d'une brocante, vide-greniers, ou dans des structures de vente d'occasion,
• donner à des associations (exemple : rejoue.asso.fr), à l'école lors des collectes organisées pour Noël, via des sites-applis ou tout simplement à des proches.
À réparer :
• donner à des associations (exemple : rejoue.asso.fr), à l'école lors des collectes organisées pour Noël, via des sites-applis ou tout simplement à des proches,
• déposer en magasin ou en déchèterie pour réemploi ou recyclage,
• faire réparer chez un professionnel,
• réparer via des tutos en ligne ou un atelier via des tutos en ligne ou un atelier.
Hors d'usage : déposer en magasin ou en déchèterie pour réemploi ou recyclage.
150 000 tonnes de jouets sont vendus chaque année.
Un jouet n'est utilisé en moyenne que 8 mois, avant que les enfants ne s'en désintéressent alors que sa durée de vie moyenne est de 15 à 20 ans. Source : ADEME, Étude préalable à la mise en place de la filière R E P Jouets, 2020.
13 000 à 25 000 tonnes de jouets sont revendus ou donnés à des associations caritatives chaque année. Source : ADEME, "Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d'équipement", 2018.
Donner les jouets : Le geste solidaire ! Les enfants grandissent vite et les jouets deviennent rapidement obsolètes. Alors pourquoi ne pas prolonger leur durée de vie en les donnant à d'autres enfants ?
Autre avantage quand on rapporte les jouets dans une association comme Rejoué : on favorise l'emploi des personnes en insertion chargées de les remettre en état.
En savoir plus : découvrez le mémo pour éviter les erreurs de tri, sources d'incendies, ecomaison.com/collecte-de-jouets-le-memo-utile-pour-eviter-les-erreurs-de-tri-sources-dincendies
En bon état :
• revendre via des sites dédiés (y compris ceux des grandes enseignes), lors des journées organisées par les clubs de sport, d'une brocante, vide-greniers, ou dans des structures de vente d'occasion,
• donner à des associations, des recycleries, via des sites-applis ou tout simplement à des proches.
À réparer :
• donner à des associations, des recycleries, via des sites-applis ou tout simplement à des proches,
• déposer en magasin, en recyclerie sportive ou en déchèterie pour réemploi ou recyclage,
• faire réparer en magasin ou chez un réparateur indépendant,
• réparer via des tutos en ligne ou un atelier de co-réparation.
Hors d'usage : déposer en magasin, en recyclerie sportive ou en déchèterie pour réemploi ou recyclage.
En 2022, 60 % des 15 ans ou plus ont pratiqué une activité sportive au moins une fois par semaine, 72 % au moins une fois dans l'année. Source : i N J E P, Les chiffres clés du sport, 2023.
La fabrication d'une raquette de tennis en fibre de carbone émet 21,7 kg équivalent CO2, soit autant que 114 km en voiture.
Réparation, occasion, location, etc. les grandes enseignes s'y mettent ! Des acteurs (comme Decathlon par exemple) proposent des ateliers de réparation en magasin pour les vélos et toutes sortes de matériels.
Le marché de l'occasion fait aussi son chemin, avec des sites dédiés : pratique pour remplacer les équipements des enfants d'une année sur l'autre ! À cela s'ajoutent des services de location pour un usage occasionnel (skis, tentes, etc.).
En savoir plus : trouvez la recyclerie sportive la plus proche de chez vous,
recyclerie-sportive.org/ma-recyclerie-sportive/ma-rs-la-plus-proche
En bon état :
• revendre via des sites dédiés, lors d'une brocante, vide-greniers, ou dans des structures de vente d'occasion,
• donner à des associations ou via des sites-applis, ou tout simplement à des proches.
À réparer :
• déposer en déchèterie pour réemploi, recyclage ou traitements spécifiques (produits dangereux comme les restes de solvants, de peinture, etc.),
• rapporter en magasin, obligation de reprise par les vendeurs (1 vendu = 1 repris) pour les appareils électriques, dispositifs de collecte des petits appareils et articles de bricolage en libre-service,
• faire réparer en magasin via la garantie légale de 2 ans, le service SAV du constructeur, le réseau Envie ou un réparateur indépendant,
• réparer via des tutos en ligne ou un atelier de co-réparation.
Hors d'usage :
• déposer en déchèterie pour réemploi, recyclage ou traitements spécifiques (produits dangereux comme les restes de solvants, de peinture, etc.),
• rapporter en magasin, obligation de reprise par les vendeurs (1 vendu = 1 repris) pour les appareils électriques, dispositifs de collecte des petits appareils et articles de bricolage en libre-service.
Mutualiser ses outils entre voisins, la bonne idée. Se prêter plutôt qu'acheter, c'est économique et c'est moins d'encombrement.
On peut mettre en commun le matériel de bricolage, de jardinage (tondeuse, taille-haie, débroussailleuse, etc), voire créer une "outilthèque" à l'échelle d'un immeuble ou d'un quartier. Pour faciliter les contacts, il existe même des sites comme allovoisins.com
Vous l'avez fait et vous pouvez en être fier ! Pour ne pas avoir à recommencer dans quelques années, il suffit d'adopter quelques réflexes simples dès maintenant !
Prendre du recul face au marketing : la publicité, les promotions, le tracking, etc. poussent au renouvellement d'objets qui fonctionnent encore. De même, résistez à l'attrait du "dernier cri" pour le matériel multimédia et numérique.
Louer ou emprunter plutôt qu'acheter : inutile d'acheter et de s'encombrer d'objets dont on ne se servira que très peu, comme les outils (perceuse, détapisseuse, etc.) ou le matériel sportif (skis, planches, etc.).
Repenser l'achat de certains cadeaux : évitez ceux qui ne correspondent pas à de vrais besoins ou ceux achetés en trop grand nombre (aux enfants notamment). Au final, il sera toujours difficile de se séparer d'un cadeau même s'il ne sert pas.
Sur les 300 000 millions de cadeaux offerts à Noël, 12 millions ne sont jamais utilisés et 1 million est même directement jeté.
Source : Goodwill management, et ObSoCo pour l'ADEME, Les impacts environnementaux des fêtes de fin d'année, 2022.
Éviter de stocker pour réutiliser "au cas où" : c'est notamment le cas des vêtements. Bien souvent, on les oublie et quand on les retrouve, ils sont devenus inadaptés (abîmés lors du stockage, dépassés techniquement, trop petits, plus à la mode, etc.).
En 2021, 21 foyers volontaires ont participé à l'opération "Osez changer !" organisée par l'ADEME, avec l'appui de home-organisers. L'objectif : inventorier, trier, et désencombrer leur logement et s'engager vers une consommation plus responsable.
Les résultats sont au rendez-vous !
La plupart des participants se sont rendu compte qu'ils sous-estimaient leurs possessions, vêtements et chaussures en tête.
"Je ne me rendais pas compte que j'en avais autant et je ne pensais pas pouvoir m'en séparer d'autant." Sarah.
Les foyers pensaient qu'ils avaient 2 fois moins de chaussures et 1/3 de moins de jeans.
Une personne avait 84 paires de chaussures, une autre 135 tee-shirts.
1 objet sur 5 était stocké sans jamais être utilisé.
Si le tri et le désencombrement sont des étapes difficiles, les bénéfices sont au rendez-vous et la satisfaction générale : on se sent mieux chez soi ensuite.
"Nous pensions déménager pour plus grand mais nous avons au final décidé de rester car nous nous sentons beaucoup moins à l'étroit depuis le désencombrement." Caroline.
"J'en suis surprise mais me défaire de ces objets ne m'a pas fait de mal, ça m'a même fait du bien !" Savannah.
"Ça a changé notre quotidien, on cherche moins les choses, on a gagné en qualité de vie." Charlotte.
Environ 300 objets en moyenne par foyer ont été extraits !
Les foyers se sont séparés de 37 % de leurs vêtements et chaussures, et de 23 % de leurs autres objets en moyenne.
Les foyers ont gagné 300 € en moyenne en vendant des objets.
Un foyer a même gagné 1 880 € avec plus de 200 objets vendus.
Le gain de place au sol et dans les placards a été de l'ordre de 30 % à 50 %, voire 60 % selon les foyers.
Les participants ont réévalué les quantités d'objets dont ils zestime avoir besoin. Ils se sont engagés à changer leurs habitudes de consommation pour aller vers plus de sobriété.
"J'y réfléchis à 10 fois avant de faire entrer un objet chez moi maintenant." Laurent.
86 % des participants considèrent que stocker des objets non utilisés est une forme de gaspillage, contre 69 % pour la moyenne des Français.
Les participants sont 2 fois plus nombreux à estimer que consommer responsable commence par consommer moins.
Une grande majorité des foyers a poursuivi le désencombrement de son logement.
De nouveaux réflexes bien acquis.
85 % des foyers affirment désormais presque systématiquement attendre 24 heures avant de faire un achat, et se questionner sur son caractère superflu.
Par ailleurs, 66 % ont recours, autant que possible, à la réparation de leurs objets afin de prolonger leur durée de vie et 55 % disent se tourner vers la location ou l'emprunt plutôt que vers l'achat. Et s'ils ont vraiment besoin d'acheter, ils achètent davantage d'occasion, même pour les cadeaux de Noël !
"Parce que c'est plus agréable quand c'est aéré, ça libère beaucoup l'esprit, c'est des obstacles en moins." Sandrine.
"L'opération est arrivée à point nommé ; le passage de 2 à 3 enfants est costaud, et cela a permis de questionner nos besoins, notre rapport au matériel, on a été plus encombrés avec 1 enfant qu'aujourd'hui avec 3 enfants." Florence.
Pluss de place à l'essentiel et moins au superflu.
Quasiment tous les foyers ont allégé leur charge mentale et leur mode de vie leur semble plus en cohérence avec leurs valeurs.
Certains ont tant apprécié la dynamique de groupe instaurée pendant l'opération, qu'ils ont rejoint des associations citoyennes. Trier leurs objets les a conduits à s'interroger sur d'autres sphères de leur vie pour retrouver + de sens et de simplicité.
40 % des foyers ont continué à désencombrer leur maison.
30 % n'ont pas ou très peu réalisé de nouveaux achats.
En savoir plus : découvrez des conseils pour consommer en épargnant les ressources de la planète sur : épargnons nos ressources.gouv.fr/evaluer-besoin-avant-achat
À l'ADEME, l'Agence de la transition écologique, nous sommes résolument engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources.
Sur tous les fronts, nous mobilisons les citoyens, les acteurs économiques et les territoires, leur donnons les moyens de progresser vers une société économe en ressources, plus sobre en carbone, plus juste et harmonieuse.
Dans tous les domaines, énergie, économie circulaire, alimentation, mobilité, qualité de l'air, adaptation au changement climatique, sols, etc., nous conseillons, facilitons et aidons au financement de nombreux projets, de la recherche jusqu'au partage des solutions.
À tous les niveaux, nous mettons nos capacités d'expertise et de prospective au service des politiques publiques.
L'ADEME est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministère en charge de l'environnement, du ministère en charge de l'énergie et du ministère en charge de la recherche.
agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers
Ce document est édité par l'ADEME.
ADEME, 20, avenue du Grésillé, 49000, Angers.
Rédaction : ADEME, Agence Giboulées.