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les adversaires du XV de France dans la Poule C

1. Angleterre.

 

Classement IRB : 4ème.

 

Attention bête blessée. Dire que l'Angleterre rêve de revanche est un doux euphémisme. Le XV de la Rose n'a pas digéré l'humiliation de la dernière Coupe du monde où il était devenu le premier pays organisateur à ne pas se qualifier pour les quarts de finale. Depuis ce camouflet, de l'eau a coulé entre les perches et, sous les ordres d'Eddie Jones, propulsé sélectionneur après le fiasco de 2015, c'est une toute nouvelle équipe qui s'est dessinée.

 

Bien plus joueuse et talentueuse que ses devancières, l'équipe d'Angleterre a quelque peu perdu du pragmatisme et de la froide efficacité qui la caractérisaient, mais elle est redevenue un adversaire redoutable et redouté. Vainqueur du Tournoi des 6 Nations dès sa prise de fonction, Eddie Jones a su rebâtir sur les cendres anglaises. Les joueurs à la Rose vont ainsi enchaîner 18 succès de rang entre 2016 et 2017 avant de connaître un coup d'arrêt en 2018 avec 3 défaites et une avant-dernière place dans le Tournoi.

 

Là encore, cependant, le coach australien va trouver les mots et la formule pour repartir de l'avant. Retour aux sources avec la puissance des avants comme leitmotiv. Convaincus que la victoire finale se jouera sur la condition physique, Eddie Jones et son staff ont donc mis l'accent sur le travail foncier durant la préparation. L'avenir dira si cela était la bonne solution…

 

Le joueur à suivre : Maro Itoje.

 

On ne présente plus le 2ème ligne anglais, celui qui transforme tout ce qu'il touche en or ou presque. A 24 ans, Itoje n'en finit plus d'accumuler les distinctions collectives et individuelles. De nouveau sacré champion d'Europe avec son club des Saracens, celui qui écrit des poèmes à ses heures perdues, dégage une impression de puissance sans pareille sur les terrains. Avec l'ouvreur Owen Farrell, "Super Maro" est le véritable guide de ce XV de la Rose. L'association de ces 2 talents peut ramener l'Angleterre sur le toit du monde pour la 2ème fois, 16 ans après le sacre de 2003.

 

2. Argentine.

 

Classement IRB : 10ème.

 

Voilà le rival désigné du XV de France. L'Angleterre paraissant un ton au-dessus dans cette Poule C, la 2ème place qualificative du groupe pour les quarts de finale devrait se jouer entre Coqs et Pumas. Évidemment, les Bleus auront forcément en tête cette ouverture de Coupe du monde en 2007 quand, à domicile, ils avaient été surpris par de vaillants Argentins (17 à 12).

 

Cette campagne française avait marqué l'émergence du rugby ciel et blanc sur le plan international. Depuis, l'Argentine n'a cessé de justifier son statut. C'est particulièrement vrai depuis son intégration au Rugby Championship où le fait de batailler avec la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud et l'Australie a considérablement aguerri les joueurs de Mario Ledesma.

 

C'est donc un XV argentin sûr de sa force et de ses progrès qui va tenter de jouer un nouveau mauvais tour aux Français. Et de confirmer son excellente édition 2015 où les Pumas avaient notamment bien résisté aux All Blacks (26 à 16) avant de croquer les Irlandais en quart de finale (43 à 20) et de se classer 4ème de la compétition.

 

Le joueur à suivre : Emiliano Boffelli.

 

Il peut être l'une des grandes révélations de la Coupe du monde. L'arrière des Pumas, par ses courses et ses inspirations, n'est pas sans rappeler le magicien Juan Martin Hernandez de la grande époque. Car cette équipe au jeu rugueux sait aussi produire des artistes, et Boffelli en est incontestablement un. A 24 ans, le joueur des Jaguares au physique impressionnant (1,91 m pour 91 kilos) a les cartes en main pour crever l'écran au Japon.

 

3. États-Unis.

 

Classement IRB : 15ème.

 

Pas facile de statuer sur la véritable valeur des Yankees. Équipe athlétique mais souffrant de réelles carences techniques et stratégiques, les U.S.A. sont capables de battre l'Écosse ou les Samoa comme de sombrer face à des adversaires de faible calibre. Emmenés par le Sud-Africain Gary Gold, ex-entraîneur des Springboks et de Bath, les États-Unis ont déclaré vouloir créer la surprise en se qualifiant pour les quarts de finale. Vœu réaliste ou douce utopie ?

 

Une chose est sûre, avec le développement de la Major League Rugby (MLR), la fédération américaine s'est donnée les moyens de faire décoller un sport encore assez méconnu outre-Atlantique. Les États-Unis, qui brillent plus en rugby à VII, sont-ils prêts pour le grand saut ?

 

Le joueur à suivre : Blaine Scully.

 

L'arrière ou ailier des U.S.A. est avant tout un sportif accompli. Ancien champion de water-polo, excellent nageur, il fait dorénavant des vagues sur les terrains de rugby où sa vitesse de pointe enchante les fans des Cardiff Blues. A 31 ans, un âge assez avancé pour son poste, il garde toute son explosivité grâce à une hygiène de vie et un professionnalisme irréprochables.

 

4. Tonga.

 

Classement IRB : 13ème.

 

Nation réputée sur le plan mondial du rugby, les Tonga n'ont pourtant jamais franchi le cap du 2ème tour en Coupe du monde. Une anomalie au vu des qualités intrinsèques des joueurs des îles, extrêmement puissants et techniques. Mais s'ils sont très forts individuellement (les plus grands clubs européens se les arrachent), les Tongiens souffrent d'un réel déficit de discipline collective dès qu'ils revêtent le maillot des "Ikale Tahi" (littéralement les aigles des mers).

 

2019 sera-t-elle l'année où les Tonga rallieront les quarts de finale ? Pas sûr tant la Poule s'est relevée avec l'Angleterre, la France, l'Argentine et les États-Unis. Les joueurs de Toutai Kefu, une légende du rugby australien, s'inspireront peut-être de leur plus grand fait d'armes en Mondial quand, en 2011, ils avaient battu les Bleus à la surprise générale (19 à 14).

 

Le joueur à suivre : Sonatane Takulua.

 

Le demi de mêlée des Tonga est le véritable régulateur de la sélection. Tonique et complet, il s'est également imposé à Newcastle en club, ce qui en dit long sur ses qualités. A 29 ans, il va disputer sa 2ème Coupe du monde où la précision de son coup de pied sera également un atout précieux pour les Ikale Tahi. En 30 sélections, le numéro 9 tongien a ainsi inscrit la bagatelle de 181 points. Ce qui s'appelle un maître artilleur…

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