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Grosjean-Ocon : pour enfin renouer avec la victoire ?

Plus de 20 ans qu'un Français n'a pas franchi en tête la ligne d'arrivée d'un grand prix. Depuis Olivier Panis, vainqueur à Monaco en 1996 sur sa Ligier, aucune Marseillaise n'a retenti sur un podium pour un pilote tricolore. Cela commence à faire long, très long. Cette saison, les espoirs de voir cette spirale se briser enfin reposeront sur un pilote confirmé, Romain Grosjean et un jeune loup, Esteban Ocon.

 

1. L'expérience de Romain Grosjean.

 

Cette année devra être celle de la confirmation pour Haas. L'écurie américaine, pour ses débuts en 2016, a impressionné. Peu de monde l'attendait à un tel niveau de performance dès ses premiers tours de roue. Haas s'est en effet régulièrement positionné dans le Top 10 et a réussi quelques coups d'éclat. Avec une année de plus, les problèmes de jeunesse, notamment les freins, ont certainement été réglés et la monoplace U.S. pourrait se rapprocher encore un peu plus des top teams. Et c'est là que l'expérience de Romain Grosjean va s'avérer précieuse.

 

Après 4 saisons chez Lotus, marquées entre autres par 10 podiums, le Franco-Suisse avait frappé fort pour sa première course au volant de la Haas, se classant 6ème du Grand Prix inaugural à Melbourne. La suite avait été une succession de hauts et de bas mais la voiture propulsée par le moteur Ferrari a incontestablement les moyens techniques et financiers pour viser encore plus haut. Et Grosjean aussi. De là à rêver à la victoire il y a tout de même encore quelques paliers à franchir. Il faudrait certainement que l'homme et la machine soient en état de grâce pour y parvenir dès 2017 mais rien n'est impossible en sport mécanique.

 

A 30 ans, le natif de Genève est encore jeune mais il pourrait également presque faire figure d'ancien auprès de la jeune génération, de plus en plus présente, et pressante, dans le monde de la F1. L'ex champion de GP2 en 2011 sur DAMS a toujours pour lui ce coup de volant incisif et cette science innée de la trajectoire. La fébrilité qui avait accompagné ses débuts, notamment lors des départs, semble l'avoir quitté et Romain maîtrise désormais bien mieux ses nerfs même s'il est toujours aussi franc et "râleur" quand les choses ne tournent pas comme il le voudrait. Signe d'une volonté de gagner toujours intacte…

 

2. La fougue d'Esteban Ocon.

 

Après avoir impressionné pour ses débuts chez Manor, où il est passé très près de rentrer dans les points sous la pluie d'Interlagos au Brésil, Esteban Ocon possède une opportunité unique de confirmer son talent chez Force India. Dans une écurie qui avait surpris tout son monde en 2015 (4ème place au classement général final), le jeune Français dispose d'un environnement idéal pour gravir les marches de la gloire. Sa monoplace semble taillée pour rentrer régulièrement dans les points, voire mieux si l'on se fie aux déclarations plus qu'ambitieuses de ses dirigeants.

 

Avec un contrat de deux ans, Ocon jouit également d'une forme de sécurité qui devrait lui permettre d'évoluer sans épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il faudra qu'il jugule la conduite impétueuse de son coéquipier Sergio Perez mais, en dehors de ça, l'horizon est dégagé pour celui qui est toujours couvé de très près par Mercedes… La firme allemande, qui a repéré très tôt son coup de volant et sa maturité étonnante pour son jeune âge (il a aujourd'hui à peine plus de 20 ans) pourrait lui confier un baquet dans les années à venir s'il venait à traduire en piste tous les espoirs placés en lui.

 

Pour l'instant la feuille de route est respectée par Esteban, né à Evreux de parents originaires de Malaga en Espagne. Parachuté chez Manor en pleine saison (août) 2016 alors qu'il ferraillait en DTM pour le compte de Mercedes, Ocon a bluffé tout son monde par ses capacités d'adaptation ultra-rapides. Il faut dire que, depuis ses premiers dépassements sur quatre roues, le jeune homme a eu le loisir de s'aguerrir à toutes les formes ou presque de compétition automobile. Karting, Formule Renault, Formule 3, GP3… Il connaît déjà aussi très bien les paddocks de la F1 puisqu'il a déjà été pilote essayeur ou de réserve chez Lotus, Renault, Mercedes et Force India.

 

De retour dans l'écurie indienne après avoir multiplié les essais en 2015, mais cette fois en tant que pilote officiel, Esteban Ocon ne débarque pas en terrain inconnu. Appelé pour remplacer Nico Hülkenberg, en partance chez Renault, le prodige a désormais toutes les cartes en main pour se faire un nom en F1 et porter haut le drapeau tricolore. Jusqu'au pied d'un podium ?

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