mon espace personnel

tous les champs marqués d'un * sont obligatoires.


Entrez votre nom d'utilisateur et votre mot de passe pour vous identifier:

mot de passe oublié ?inscription

page niveau 3

McLaren à la recherche de son glorieux passé

Qu'il semble loin le temps où le duo McLaren Honda terrorisait la concurrence en Formule 1 ! L'écurie anglaise et le motoriste japonais ont connu leurs plus belles heures à la fin des années 1980 et au début des années 1990. En ce temps-là, rien ou presque ne résistait aux monoplaces rouges et blanches. Considérée comme l'âge d'or de la Formule 1, et symbolisée par le combat Prost-Senna, cette époque est bien révolue. Avec 6 titres mondiaux pilotes et constructeurs conquis durant cette période, McLaren Honda était dans la peau de Mercedes aujourd'hui : l'écurie à (a)battre. Désormais, elle traîne sa peine à l'arrière du peloton, presque anonymement. Un véritable gâchis quand on connaît le savoir-faire britannico-nippon…

 

1. Alonso, l'année ou jamais pour rebondir.

 

Le retour de ce partenariat mythique, en 2015, s'est soldé jusqu'alors par un échec retentissant. La faute en incomberait surtout à Honda dont les moteurs n'ont été ni fiables, ni performants. Dans ces conditions, même des pilotes aussi talentueux et expérimentés que Fernando Alonso et Jenson Button ne pouvaient tirer leur épingle du jeu. Le Britannique, d'ailleurs, a préféré prendre sa retraite à l'issue de la saison dernière. L'Espagnol, lui, reste en piste. Il est, selon certaines sources, toujours le pilote le mieux payé du plateau (40 millions de dollars par an, devant Hamilton, 31 millions) mais le double champion du monde (2005-2006) a surtout soif de résultats.

 

Ses deux dernières saisons sont indignes d'un pilote de son rang : en 2015, il végète en fond de grille et ne récolte que 11 petits points. L'année dernière fut à peine plus encourageante, le "Taureau des Asturies" bouclant l'exercice avec 54 unités et une modeste 10ème place au classement final. Quoiqu'il arrive, 2017 marquera un tournant dans la carrière d'Alonso. Soit l'écurie, avec qui il entame sa dernière année de contrat, se relève et il pourrait être tenté de prolonger l'aventure, soit elle continue de stagner et Alonso mettrait sans doute un terme à l'expérience pour rebondir dans une autre équipe plus performante. A 35 ans, l'Espagnol n'a plus de temps à perdre.

 

Le départ de Button, qui reste néanmoins dans le giron de McLaren puisqu'il sera désormais pilote essayeur, et l'arrivée du jeune loup Stoffel Vandoorne peut redynamiser l'effectif. Le Belge, âgé de 24 ans, débarque auréolé d'un titre en GP2 et d'une flatteuse réputation et son association avec le "vieux briscard" Alonso promet déjà énormément. A condition que la MP4-31 soit enfin à la hauteur...

 

2. Ron Dennis et les Flèches d'Argent c'est du passé.

 

Pour tenter l'électrochoc, les dirigeants de la firme de Woking ont frappé un grand coup en se séparant du légendaire Ron Dennis, l'homme à qui McLaren doit tellement de ses succès. Le départ du patron qui a connu les plus grandes heures de l'histoire de la marque était-il un mal nécessaire ? L'avenir le dira. Ce qui est certain, c'est que McLaren est une institution, une référence, et elle demeure au-dessus des individualités.

 

Présente en F1 depuis 1966, c'est l'équipe qui présente la plus longue longévité, et le plus beau palmarès, derrière Ferrari. Avec 8 titres constructeurs et 12 sacres chez les pilotes, la firme anglaise est en droit d'aspirer à retrouver les sommets. Mais il faut repartir de zéro et oublier les deux premières saisons calamiteuses avec Honda. Est-ce dans cette optique que les dirigeants ont décidé un retour aux couleurs originelles pour parer leurs monoplaces 2017 ? Finies les fameuses robes gris métallisé des Flèches d'Argent qui ont fait la gloire de Lewis Hamilton en 2008 (champion du monde), place désormais à l'orange et au noir, qui ornaient les premières McLaren dans les années 60.

 

Il n'est toutefois pas sûr que surfer sur la vague de la nostalgie soit suffisant. Les premiers tours de roues à Barcelone se sont révélés catastrophiques. Quand il n'explosait pas, le moteur Honda accusait un déficit de 30 km/h par rapport aux concurrentes les plus rapides. A ce niveau-là, un tel écart n'est plus un trou, mais un véritable gouffre… A quelques jours du début du championnat du monde, la marge paraît trop juste pour combler le retard et espérer être compétitif dès Melbourne. 

outils