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qui peut battre Lewis Hamilton et Mercedes ?

A part lui-même, personne ? Cette réponse serait trop facile. Lewis Hamilton est certes le grand favori de la saison 2017, personne ne pourra le nier. L'Anglais est l'un des meilleurs pilotes du plateau, sinon le meilleur, et il possède jusqu'à preuve du contraire la monoplace la plus performante. Il convient pourtant d'atténuer ce qui semblerait être une évidence. En effet les raisons de voir le triple champion du monde échouer sont nombreuses. Mais en existera-t-il une suffisamment forte ?

 

1. L'ombre de Rosberg.

 

Qu'il le veuille ou non, Lewis Hamilton reste sur un échec. Pour sa dernière année aux côtés de Nico Rosberg, le Britannique a été battu à la régulière. Bien sûr il pourra toujours s'abriter derrière une saison noire qui l'a vu accumuler un nombre de problèmes mécaniques impressionnant mais le fait est que, pour 5 petits points, il a dû céder sa couronne de champion du monde à son coéquipier. Et l'Allemand, qui a décidé de prendre sa retraite à la surprise générale après son sacre, pourra toujours dire qu'il a terminé sa carrière en remportant le duel fratricide qui l'opposait au grand Lewis Hamilton.

 

Pour un pilote comme "LH", qui fonctionne énormément à l'orgueil, le camouflet a sans doute été difficile à accepter, quand bien même il aura fait preuve d'un panache extraordinaire en s'adjugeant les quatre derniers grands prix de la saison. Mais il partait de trop loin et Rosberg a su résister jusqu'au bout à son rush final avant de quitter le monde de la Formule 1 et de priver Hamilton d'une revanche qu'il désirait sans doute plus que tout. Sans l'Allemand pour le pousser dans ses retranchements, comment va réagir Hamilton ?

 

Le Britannique est un guerrier, mais aussi un affectif. Le retrait de son rival peut éventuellement le déstabiliser plus que prévu. Déjà parce qu'il n'aura plus jamais, a priori, l'occasion de prouver qu'il était bel et bien le meilleur des deux pilotes. Mais aussi parce que sans sa "Nemesis", Hamilton pourrait tomber dans une forme de confort, d'embourgeoisement. Ce qui, en dépit de tout son talent, ne pardonnerait pas, car la Formule 1 est impitoyable pour les indolents.

 

Hamilton devra donc trouver d'autres sources de motivation pour repartir à l'abordage. Un 4ème titre de champion du monde qui en ferait l'égal d'Alain Prost ? Continuer à se rapprocher du record de victoires en grand prix de Michael Schumacher (91) ? Le pilote Mercedes en est encore loin (53) mais s'il remporte encore 10 courses comme il l'a fait la saison dernière, l'écart se comblera vite… Idem pour les pole positions. Avec 61 meilleurs tours de qualification, il se classe là encore à la 2ème place de l'histoire derrière l'intouchable "Schumi". Mais il peut continuer de réduire la distance. Bref les records à battre ou à approcher ne manquent pas mais le célèbre numéro 44 a souvent déclaré qu'il ne courrait pas pour les statistiques, mais pour l'adrénaline et l'esprit de compétition. C'est là qu'intervient Valtteri Bottas.

 

2. L'inconnue Bottas.

 

Le Finlandais, transfuge de chez Williams et appelé à prendre le baquet de Nico Rosberg, ne sera-t-il qu'un simple faire-valoir ou bien parviendra-t-il à "rebooster" son prestigieux coéquipier ? Depuis ses débuts en 2012, Bottas possède une occasion unique de passer du statut d'espoir à celui de valeur confirmée de la F1.

 

Il est rapide, très rapide, c'est un fait. Mais à 27 ans, il n'a toujours pas gagné de grand prix et, face à une "bête de course" comme Hamilton, cela peut peser dans la balance. Le Scandinave a néanmoins pour lui une régularité exemplaire, qui a su séduire les dirigeants de McLaren. La Mercedes F1 W07 devrait lui permettre de décrocher enfin une première victoire dans la cour des grands. Mais de là à devancer son coéquipier au classement final, il y a tout de même un pas… Dès lors, si le danger ne vient pas de son coéquipier comme lors des trois dernières saisons, c'est peut-être du côté de la monture qu'il faut lorgner pour trouver une faiblesse dans la cuirasse de Lewis.

 

3. Mercedes attendu au tournant.

 

Avec la mise en vigueur de la nouvelle réglementation, la firme allemande repart de zéro, ou presque. Sa domination, qui coïncidait avec l'introduction des groupes propulseurs il y a 3 ans, va être sérieusement remise en question avec la redéfinition des règles aérodynamiques. Mais la marque à l'étoile possède une telle avance moteur qu'elle semble taillée pour s'adapter à toutes les situations. Les premiers essais de l'intersaison à Barcelone, s'ils ne sont que des tours de chauffe où chacun cherche à dissimuler ses forces, ont néanmoins vu les W07 s'installer en tête des bilans chronométriques. Mais elles n'étaient pas seules au monde : Ferrari pointait déjà le bout de son museau…

 

4. Ferrari n'a plus le droit à l'erreur.

 

Le cheval cabré qui symbolise la prestigieuse écurie italienne, détentrice de tous les records ou presque en Formule 1 (nombre de grands prix disputés, de points inscrits, de victoires, de titres pilotes et constructeurs) ressemblait plus à un poney triste la saison passée. Alors que 2015, marqué par l'arrivée du quadruple champion du monde Sebastian Vettel avait amorcé le début d'une reconquête avec 3 succès, le dernier championnat a vu la Scuderia replonger dans ses travers. La SF16-H était mal née et ses pilotes n'ont pas pu signer une seule victoire au cours des 21 Grands Prix. Une hérésie pour Ferrari. En dépit de tout le talent de Vettel et Räikkönen, la monoplace rouge manquait trop de vélocité pure pour rivaliser avec Mercedes, ou même Red Bull.

 

Cette fois, la firme de Maranello n'a plus le choix. Les tifosi ne pardonneraient pas une nouvelle saison blanche et Vettel, en fin de contrat à l'issue de la saison, pourrait certainement être tenté de changer d'air pour une écurie capable de lui offrir une voiture capable de gagner des courses. S'il est trop tôt pour présager de ce que sera 2017 pour les Rouges, les essais hivernaux ont été particulièrement concluants. Räikkönen et Vettel ont bouclé les deux dernières semaines à Barcelone avec les deux meilleurs tours en piste. Cela ne veut pas tout dire mais c'est tout de même encourageant !

 

5. Red Bull, la troisième voie.

 

Et si le titre échappait finalement à une marque historique comme Mercedes ou Ferrari pour revenir à Red Bull ? La firme autrichienne, championne du monde de 2010 à 2013, n'est plus loin de retrouver les sommets mais il manque encore l'étincelle. La saison dernière, Daniel Ricciardo, en Malaisie, et Max Verstappen, en Espagne, avaient été les seuls à priver la marque à l'étoile d'un grand chelem absolu. Bien aidée par un V6 Renault en net regain de forme, la RB12 a été l'unique monoplace du plateau à pouvoir s'intercaler, parfois, entre Rosberg et Hamilton.

 

Mais l'écurie ne compte pas s'arrêter à ce titre honorifique de "meilleure équipe hors Mercedes". Chris Horner, le boss, est un homme ambitieux qui ne saurait se contenter des accessits et Adrian Newey, le légendaire directeur technique, entend bien faire parler son génie de la conception avec les nouvelles donnes aérodynamiques. Connaissant la réputation d'innovation de Red Bull en matière de châssis, tout le paddock attendait une monoplace aux formes révolutionnaires lors de sa présentation et, surprise, la RB13 affiche un design étonnamment sobre et épuré alors que ses concurrentes jouent la surenchère d'appendices aérodynamiques. Sur la piste, les résultats des essais à Barcelone ont confirmé que la monoplace n'était pas encore au point. Mais peut-être cache-t-elle son jeu ?

 

En conclusion Hamilton et Mercedes sont les incontestables favoris pour les titres pilotes et constructeurs mais l'un et l'autre ne devront pas s'endormir sur leurs lauriers. Car derrière eux, la résistance s'organise. Sans compter que l'on n'est jamais à l'abri d'un coup de folie d'une écurie qui sait flirter avec les limites du règlement (jurisprudence Brawn en 2009) pour déjouer tous les pronostics. Et c'est bien ce qui fait la magie de la Formule 1. 

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