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interview exclusive de Fernando Alonso

Handicapzéro : Quels sont vos objectifs pour la saison 2005 ?

Fernando Alonso : A l'heure actuelle, il est encore trop tôt pour définir des objectifs précis tant que la nouvelle monoplace 2005 n'a pas roulé. Cependant, toute l'écurie affiche de grandes ambitions. D'un point de vue personnel, mon objectif est très simple : faire mieux qu'en 2004 !
 
Handicapzéro : Que pensez-vous de votre nouvel équipier ? Son arrivée est-elle une source de motivation supplémentaire pour vous ?
 
F.A. : Giancarlo est un pilote très rapide et très expérimenté. Il connaît bien l'écurie et sera, certainement, un grand adversaire pour moi. Mais notre objectif commun est d'amener Renault au plus haut niveau, et non pas de se livrer une bagarre interne. Nous serons tous les deux très motivés cette année, afin de rapporter le plus grand nombre de points possible. De plus, nous nous entendons bien : on joue souvent au football ensemble, et c'est quelqu'un de sympathique. Ce sera une force supplémentaire pour notre équipe.
 
Handicapzéro : Quelles sont les chances de votre écurie pour le championnat du monde des constructeurs 2005 ? Renault pourra-t-elle damer le pion à Ferrari ?
 
F.A. : Il est trop tôt pour le dire : tant que nous n'avons pas vu rouler toutes les monoplaces dans leur configuration 2005 nous ne pouvons avoir une idée, même approximative, de notre compétitivité. Nous ne serons réellement fixés qu'après le premier week-end de Grand Prix… Cependant, nous travaillons cet hiver afin d'atteindre un objectif très clair : nous rapprocher de Ferrari.
 
Handicapzéro : Quels sont les principaux atouts de votre monoplace cette saison ?
 
F.A. : La saison dernière, la R 24 a bénéficié d'une motricité optimale, et les progrès que nous avons réalisés au niveau du moteur ont été remarquables. Elle était un peu difficile à conduire dans les courbes à haute vitesse, mais ces problèmes nous ont permis d'apprendre énormément sur le comportement dynamique de la voiture. Je pense que ces soucis seront résolus pour 2005.
 
Handicapzéro : Le moteur Renault est-il plus performant qu'en 2004 ?
 
F.A. : Pour l'instant, les résultats au banc d'essais sont prometteurs. Cependant, je ne veux rien anticiper : seul le test de la piste nous donnera de réelles certitudes.
 
Handicapzéro : Quels sont vos trois circuits préférés au cours de la saison ?
 
F.A. : D'abord, le circuit Barcelone : c'est ma course à domicile. C'est une grande course pour moi et pour Renault… L'enthousiasme des supporters me donne une motivation extraordinaire. Ensuite, j'adore Spa et Suzuka : deux circuits de pilotage à l'ancienne. Cela dit, il est difficile d'isoler seulement trois circuits : en tant que pilote Renault, je dois reconnaître que Magny-Cours revêt un caractère particulier pour moi. L'ambiance y est fantastique.
 
Handicapzéro : Que pensez-vous de la nouvelle formule des qualifications sur deux jours ?
 
F.A. : Je trouve que c'est un bon choix, et la plupart des pilotes connaissent le format qui ressemble beaucoup à celui de 2003. Je crois qu'ils ont trouvé le juste milieu : une séance avec les voitures à vide permet aux pilotes d'aller chercher la limite, tandis que la deuxième séance, avec les voitures chargées en essence pour la première partie de la course, introduit des paramètres stratégiques intéressants pour le Grand Prix. Puis, il est impératif d'additionner les chronos : cela oblige les pilotes à pousser tout le temps, et permet d'offrir un vrai spectacle aux passionnés !
 
Handicapzéro : Comment pourriez-vous décrire à une personne aveugle le départ d'un Grand Prix de Formule 1 lorsqu'on est au volant d'une monoplace ?
 
F.A. : On ressent beaucoup de choses lors d'un départ de Grand Prix que ce soit au niveau visuel, auditif ou encore physique… Il se passe tellement de choses simultanément lorsque les monoplaces sont lâchées. Bizarrement, dans le baquet, tout semble aller au ralenti. Le départ d'une course débute réellement la veille au soir : je me rends sur la grille, je regarde ma position, j'étudie l'approche du premier virage où je pourrai doubler des concurrents. Le dimanche, j'étudie les départs qu'ont pris mes adversaires lors des précédentes courses et je tente d'obtenir le maximum d'informations. Une fois sur la grille, il faut dans un premier temps placer correctement sa voiture. Puis toute notre attention se porte sur l'allumage des feux. Lorsque le troisième feu s'allume, on met les gaz. Ensuite, à l'extinction des feux, on embraye et il faut simplement savoir s'adapter. Grâce aux informations que j'ai récoltées, j'ai une idée plus précise d'où placer ma voiture. La clé ? S'adapter au plus vite… Je regarde les trajectoires des pilotes devant moi pour me placer au mieux et les dépasser. Il faut garder le pied au plancher et essayer de gagner le plus de positions possible. Ensuite, il faut freiner au bon moment pour le premier virage. Un départ n'est terminé qu'à la sortie du premier virage. Ce n'est qu'à ce moment que l'on sait si l'on a conservé les places gagnées quelques secondes plus tôt.
 
Handicapzéro : Quel sera selon vous le podium du championnat du monde des pilotes et des constructeurs pour 2005 ?
 
F.A. : Il est difficile de savoir qui accompagnera Schumacher dans le trio de tête car je suis certain qu'il fera partie des trois meilleurs pilotes. Espérons que ce sera Alonso et Fisichella… dans cet ordre !

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