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édito

ça va secouer !

 

Un grand prix de F1, c'était quoi il y a encore 4 mois ? Une course plutôt intéressante, avec 21 voitures sur 22 à l'arrivée, un podium où Sebastian Vettel trustait la plus haute marche, un timide turn over parmi les outsiders et plus aucune surprise de grande ampleur.

 

Pour la première fois depuis des lustres, certaines écuries n'avaient plus le moindre espoir de marquer un point. Un sport perd son âme quand plus rien d'imprévisible ne peut se passer, et quand il devient une science quasi-exacte, à une ou deux écuries près. La saison 2013, malgré le sacre mérité et magistral d'un grand pilote, amenait la F1 dans une impasse.

 

Il fallait donc changer quelque chose. Et pas qu'une, vu l'étendue et l'historique du problème. On ne pourra pas reprocher aux dirigeants d'être restés les bras croisés, dans l'attente d'un 5ème titre de Vettel. Nouveaux V6 turbo, hybridation complexe, course à l'économie énergétique… Tout arrive d'un coup, non sans prévenir. Les écuries sont au courant depuis 2010. Cela n'a pas empêché d'assister, à Jerez, à des monoplaces ne démarrant pas, tombant en panne au bout de deux tours, ratatouillant en ligne droite, et au final, tournant très loin des chronos de 2013… Ce n'est que le début d'une longue aventure. Trouver le bon dosage est incertain. Un changement entraîne 10 conséquences. L'envie de bien faire peut aboutir au contraire.

 

On ne connaît pas encore tous les effets secondaires de cette révolution. Il faudra savoir serrer les dents en cas de premiers grands prix "gags", réapprendre à voir que des acteurs majeurs de ce sport, hier encore puissants, redeviennent faillibles. Il faut juste ne plus commettre l'impaire d'accoler à ces changements nécessaires des mesures accessoires qui font des dégâts encore pires. Comme le permis à points, des "nez" indignes du rang de la F1 et un barème doublé à la dernière course. Changer oui, évoluer d'accord, mais pas à tout prix.

 

Thibault Larue.

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