mon espace personnel

tous les champs marqués d'un * sont obligatoires.


Entrez votre nom d'utilisateur et votre mot de passe pour vous identifier:

mot de passe oublié ?inscription

interview du nouveau sélectionneur Guy Novès

• Après avoir entrainé le Stade Toulousain, vous plongez dans l'inconnu avec les Bleus : quel est votre état d'esprit en abordant ce tournant dans votre carrière ?

 

J'ai complètement évacué tout ce qui a été fait avec le Stade Toulousain parce que le challenge que j'ai choisi d'épouser est tellement important. Je ressens une telle différence dans l'attente au niveau de nos partenaires et de nos supporteurs que je prends conscience que nous sommes face à la Nation et qu'il est difficile de comparer le travail effectué au Stade Toulousain et le travail qui doit être fait aujourd'hui via l'Équipe de France.

 

• Quel état d'esprit souhaitez-vous insuffler à vos joueurs pour ce premier Tournoi des 6 Nations ?

 

J'aimerais que les joueurs se rapprochent de l'état d'esprit que l'on a pu voir chez des Argentins pendant la Coupe du Monde c'est-à-dire cette envie de se dépasser, encore une fois, en prenant conscience que nous ne représentons pas simplement une équipe, une fédération mais un peuple, le peuple français. C'est un état d'esprit de combattant. Il faut que nous sortions du terrain en nous disant que nous sommes allés au bout du bout pour défendre nos couleurs.

 

• Quelles sont les grandes lignes de votre projet de jeu pour le XV de France ?

 

C'est essayer de se rapprocher de ce qui fait aujourd'hui le sport de haut niveau notamment le sport spectacle. D'une part essayer de rester efficace mais en tentant de procurer un certain plaisir aux personnes qui viennent nous supporter au bord du terrain. Un rugby pas uniquement spectaculaire, un rugby de mouvement où les joueurs doivent être en permanence au soutien les uns des autres, disponibles pour le jeu en essayant surtout de ne pas rendre le ballon : chaque fois qu'il peut être utilisé, il ne faut pas le rendre gratuitement. Chaque ballon est difficile à gagner et à partir du moment où l'on a un ballon dans les mains, avant de décider de le rendre il faut vraiment avoir exploité toutes les solutions.

 

• Le fait d'avoir sélectionné beaucoup de jeunes joueurs souligne-t-il une volonté d'inscrire ce groupe dans une durée de 4 ans jusqu'à la prochaine Coupe du monde ?

 

Nous avons pris conscience que 4 ans c'est court. Il n'y a que 10 à 12 matches par an. Sur 4 ans, c'est l'équivalent du nombre de matches sur une saison en club. A partir du moment où nous commençons à travailler avec certains joueurs, il faut se dire que nous les aurons sur la durée. Si nous avions intégré des anciens joueurs qui terminent dans 1 an ou 2, nous aurions perdu 1 an ou 2. Comme les saisons sont très courtes, il nous parait important de travailler dans la continuité, d'où l'obligation d'intégrer des jeunes.

crédit photo : I.PICAREL/F.F.R.

outils