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revivre le Tour 2004

Le plus grand ?

Comme le veut la tradition, la première partie de l’étape a été consacrée à une dégustation roulante de champagne et à quelques séances de

photos-souvenir. Savoureuses pour Armstrong, grand vainqueur de son sixième Tour avec six victoires d’étapes, peut-être autant pour Richard Virenque, premier grimpeur de l’histoire à ramener une septième fois le maillot à pois à Paris, elles ont été boudées par une poignée de coureurs qui avaient encore un enjeu important sur la ligne d’arrivée. Il s’agissait principalement de Thor Hushovd et Robbie Mc Ewen, qui n’étaient séparés que par 11 points au classement des sprinteurs. L’Australien, qui a fini son Tour devant Hushovd, remporte pour la deuxième fois le maillot vert après 2002.

Tom Boonen a bien fait également de se priver du champagne auquel il aura droit à volonté dans la soirée. Pour sa première participation au Tour de France, qui avait commencé par quelques coups du sort, il termine avec deux bouquets, dont celui de la plus prestigieuse étape du monde pour un sprinteur. Sa démonstration de puissance a eu raison des favoris, Boonen peut commencer à imaginer la vie en vert.

Une fois cette question réglée, l’heure est à la célébration du héros de ce Tour 2004, du héros du Tour tout court. Car malgré toutes les considérations historico-affectives qui lient chaque amateur de vélo à tel ou tel champion, un seul chiffre parle : Lance Armstrong a remporté six fois le maillot jaune, ce que personne n’a jamais fait avant lui. Là où Merckx, Anquetil, Hinault et Indurain ont échoué, Armstrong a brillé. Quelles que soient les circonstances favorables à la réalisation de cette époustouflante série (absences de Beloki et Vinokourov, abandons de Hamilton et Mayo, la pluie, les pavés, l’âge du capitaine…), Armstrong n’a laissé aucune chance à ses adversaires ni au hasard.

Qui aurait cru que le jeune champion du monde de 1993, humilié par Indurain dans le contre-la-montre de 1994, finirait par devenir dix ans plus tard, tout au moins sur le plan comptable, le plus grand cycliste de tous les temps ? De plus, si l’écart avec son premier poursuivant n’est pas aussi impressionnant qu’avec Zulle lors de son premier succès en 1999 (7’37’’), la domination d’Armstrong sur le reste du peloton n’a jamais semblé aussi écrasante. Ses six victoires d’étapes en 2004, en incluant la performance collective des Postiers entre Cambrai et Arras, en sont peut-être l’illustration la plus marquante.

A 33 ans, Lance Armstrong ne subit ni le poids des ans, ni l’usure de la victoire. Et son engagement auprès d’un nouveau parraineur annonce nécessairement un nouveau défi pour l’été prochain. Mais à quoi bon, finalement, remporter un septième maillot jaune ? Pour trouver la motivation indispensable à une année supplémentaire de sacrifices, le sextuple vainqueur doit se fixer un objectif encore plus ambitieux, aux limites de la provocation. Remporter plus de huit étapes sur un même Tour, comme l’ont fait avant lui Pélissier (1930), Freddy Maertens (1976) et Eddy Merckx (1970 et 1974) ? Ou encore s’adjuger les maillots jaune, vert et à pois dans la même année ? Les perspectives ne manquent pas, a lui de faire son choix.

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