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page niveau 3

les adversaires du XV de France

Si l'Angleterre, forte de sa série de 14 matchs consécutifs sans défaite, s'avance en grand favori dans le Tournoi, les autres équipes (Écosse, Italie, Irlande, Pays de Galles) ne seront pas des adversaires à négliger pour le XV de France.

 

1. Angleterre.


Ses forces.

 

Derrière la Nouvelle-Zélande, l'Angleterre est sans conteste l'équipe qui a produit la plus forte impression en 2016. Il suffit de regarder les chiffres : 14 matchs et 14 victoires. Cela se passe de commentaires… Le XV de la Rose, depuis qu'il a été repris en mains par l'Australien Eddie Jones, après le fiasco de la Coupe du monde, n'en finit plus de progresser. Déjà vainqueur du Grand Chelem lors du dernier Tournoi, l'Angleterre apparaît encore plus forte au moment de défendre son titre. Le jeu des hommes en blanc, jadis si pragmatique, voir froid, est désormais tourné vers le mouvement et il y a du talent dans toutes les lignes. Mais si un joueur doit bien symboliser ces Anglais conquérants, c'est bien Maro Itotje, deuxième ligne cité parmi les cinq meilleurs joueurs du monde par l'IRB. A 21 ans. Tout simplement.

 

Ses faiblesses.

 

Difficile de trouver un point faible dans la cuirasse anglaise. Leur jeu est si complet et si bien structuré qu'il paraît inébranlable. Mais c'est peut-être ce côté trop bien huilé qui pourrait jouer des tours aux hommes d'Eddie Jones. Si un grain de sable venait à se glisser dans la belle mécanique, qui sait si celle-ci ne pourrait pas se dérégler ? A charge pour ses futurs adversaires de savoir déstabiliser l'édifice grâce à quelques coups de génie imprévisibles. Une définition qui ressemble bien au French Flair non ?

 

2. Écosse.


Ses forces.

 

Depuis plusieurs années, L'Ecosse fait le bonheur des amateurs de rugby "à l'ancienne" avec sa volonté de jouer tous les ballons à la main et à tenter des relances impossibles. Si la tactique est risquée, dans un bon jour, elle peut s'avérer plus que payante. Surtout depuis que Vern Cotter, l'ancien entraîneur de Clermont, a apporté plus de rigueur dans le jeu flamboyant des Écossais. Mais que l'on ne s'y trompe pas, c'est bien de derrière que le danger viendra dans les rangs du XV du Chardon. Avec un buteur de la trempe de Greig Laidlaw et un arrière aux jambes de feu comme Stuart Hogg (élu meilleur joueur du dernier Tournoi), les Écossais peuvent désarticuler n'importe quelle défense.

 

Ses faiblesses.

 

Si elle est imprévisible et joueuse derrière, l'Écosse est toujours un peu "légère" devant. C'est le traditionnel point faible des Calédoniens depuis des années et c'est toujours le cas aujourd'hui malgré des progrès évidents. La deuxième ligne est pourtant performante avec les frères Gray, mais les piliers souffrent souvent d'un manque de puissance. C'est sans doute en partie à cause de ce déficit d'efficacité, mais aussi parfois à une mauvaise gestion des temps forts et des temps faibles, que l'Écosse n'a fini "que" 4ème du dernier Tournoi.

 

3. Irlande.


Ses forces.

 

On ne présente plus le célèbre "fighting spirit" des Irlandais. Mais résumer ces derniers à cette simple volonté farouche de ne jamais abandonner serait extrêmement réducteur. Cela fait plusieurs années maintenant que le XV du Trèfle tient le haut du pavé et ce n'est pas qu'avec ses uniques qualités mentales qu'il est parvenu dans le gotha du rugby mondial. L'Irlande est en effet une équipe incroyablement difficile à manœuvrer et qui sait exploiter la moindre faiblesse de ses adversaires. Pour preuve, les Irlandais sont les premiers à avoir mis fin à l'impressionnante série d'invincibilité de la Nouvelle-Zélande (18 matchs) en terrassant les All Blacks le 5 novembre dernier (40-29). Cet exploit suffit largement à placer les hommes en Vert parmi les prétendants à la victoire finale.

 

Ses faiblesses.

 

L'Irlande est en partie dépendante de Jonathan Sexton, son ouvreur. Si celui-ci est dans un jour sans (ce qui arrive très rarement) ou qu'il est blessé, le jeu du XV du Trèfle en souffre énormément. Cela s'est constaté lors du dernier quart de finale de la Coupe du monde quand, privés de leur tête pensante, les Irlandais se sont lourdement inclinés face à l'Argentine (43-20). De plus, même s'ils sont toujours aussi performants, les avants ne sont également plus tout jeunes et pourraient, à terme, être rattrapés par l'usure ou la lassitude. Mais cela ne sera peut-être pas pour cette année…

 

4. L'Italie.


Ses forces.

 

Depuis 2000, année de son intégration dans le Tournoi qui devient alors le tournoi des 6 nations, l'Italie a toujours su forcer l'admiration par son abnégation et son courage. Ce qui lui a valu des victoires de prestige au prix d'une débauche d'énergie impressionnante. Car c'est bien du côté de l'enthousiasme qu'il convient de regarder quand il s'agit de définir les forces de la Squadra Azzurra. Cette dernière possède en outre des joueurs de talent à presque tous les postes mais un seul joueur de classe mondiale : le 3ème ligne et capitaine Sergio Parisse. En suivant son panache, l'Italie peut rêver à tous les exploits.

 

Ses faiblesses.

 

Ce n'est pas faire injure à l'Italie que d'affirmer qu'elle est encore en dessous des cinq autres nations qui participent au Tournoi. Encore "jeune" dans la compétition, elle souffre d'une certaine inexpérience et a souvent manqué d'opportunisme et de réalisme au moment crucial. On ne compte plus les matchs que les Italiens ont laissé échapper dans les dernières secondes, la faute à un mauvais choix, une maladresse ou à une indiscipline coupable.

 

5. Pays de Galles.


Ses forces.

 

Bon an mal an les Gallois restent une menace sérieuse pour tous leurs adversaires. Chacun d'entre eux sait très bien en effet que le XV du Poireau est une redoutable machine à jouer. Sa ligne de trois-quarts, en terme de puissance et de vitesse, n'a quasiment aucun équivalent sur la planète ovale. Les 2èmes et 3èmes lignes, avec des joueurs tels que Alun Wyn Jones, Dan Lydiate, Sam Warburton ou encore Toby Faletau figurent également parmi le gratin mondial. Enfin, et ce n'est pas la moindre de ses qualités, le Pays de Galles semble s'être trouvé depuis quelques années un ouvreur-buteur exceptionnel en la personne de Dan Biggar…

 

Ses faiblesses.

 

Même s'ils se sont beaucoup disciplinés, les Gallois se font encore parfois prendre à leur propre piège. A trop vouloir jouer avec le feu, ils peuvent toujours se brûler. Victimes de leur légendaire enthousiasme, les joueurs du XV du Poireau sont quelquefois cueillis en contre par des équipes bien organisées et regroupées derrière. Warren Gatland, leur sélectionneur néo-zélandais, s'évertue pourtant à leur inculquer une meilleure gestion des matchs mais la patience n'a jamais été le point fort des rugbymen gallois… 

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