Après le no make-up make-up et les manucures nude, la beauté naturelle gagne une nouvelle catégorie : la coloration. Cet automne, les teintes uniformes et les contrastes très marqués laisseraient davantage de place aux couleurs fondues dans la chevelure, pensées pour flatter le teint et repousser sans démarcation trop visible. Une approche baptisée « naked hair », soit les cheveux « nus ».
Découvrez les indispensables de la rédaction de ELLE dans une box beauté en édition limitée, et sans engagement, à partir de 44 €.
Une couleur choisie comme un fond de teintContrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, le naked hair ne consiste pas nécessairement à conserver sa couleur naturelle. L’objectif est plutôt de créer une nuance qui semble parfaitement cohérente avec le teint, les sous-tons de la peau et la base capillaire. Comme un fond de teint bien choisi, la coloration doit se fondre dans l’ensemble sans attirer immédiatement l’attention sur le travail du coloriste. Interrogée par le magazine américain Byrdie, la coloriste londonienne Nicole Kahlani place ces teintes personnalisées parmi les grandes tendances de l’automne 2026. Le principe ? Choisir une couleur légèrement plus lumineuse ou plus intense que la carnation afin de réveiller le visage sans créer de contraste trop important.
Voir cette publication sur InstagramUne publication partagée par Nina Park (@ninapark)
Il n’existe donc pas une seule couleur naked hair. Les peaux claires pourront s’orienter vers des blonds beiges, des bruns cendrés ou des nuances volontairement assourdies. Sur les carnations mates, olive ou foncées, la tendance se décline plutôt dans des tons caramel, chocolat, noisette ou terre cuite. Les cheveux texturés peuvent, eux, être illuminés par des reflets miel et des bruns chauds inspirés des colorations des années 1990 et 2000.
Le retour des colorations qui vieillissent bien
Le succès annoncé du naked hair s’inscrit dans une évolution plus large. Selon plusieurs coloristes interrogés par Byrdie, leurs clientes recherchent désormais des nuances capables de s’assombrir naturellement à l’automne et de rester harmonieuses au fil de la repousse. Les transformations très froides, uniformes ou difficiles à entretenir cèdent progressivement du terrain aux racines fondues, aux reflets chauds et aux contrastes discrets. Plutôt que de recouvrir entièrement la chevelure, le coloriste travaille alors avec plusieurs tonalités proches. Quelques mèches légèrement plus claires autour du visage peuvent apporter de l’éclat, tandis que les longueurs conservent suffisamment de profondeur pour éviter l’effet rayé. Le résultat paraît naturel, mais repose en réalité sur un placement particulièrement précis de la couleur qui semble ne demander aucun effort, alors qu’en réalité tout repose sur l’art subtil de choisir la bonne nuance.