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Guerre au Moyen-Orient : les derniers développements

Des navires au mouillage dans le détroit d’Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d’Oman, le 17 mai 2026 - © AFP - -

Voici les derniers développements en lien avec la guerre au Moyen-Orient mercredi :

. Trump affirme que la situation avec l'Iran est "sur le fil"

Donald Trump a déclaré que la situation avec Téhéran était "sur le fil", entre un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et une reprise des frappes contre l'Iran.

"C'est sur le fil, croyez-moi.  Si nous n'obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. Il faut obtenir les bonnes réponses. Elles devront être entièrement, à 100 %, satisfaisantes", a averti le président américain.

. Le pétrole chute, grand bol d'air pour les Bourses

Dopés par la dégringolade des prix du brut et un regain d'espoir de résolution du conflit au Moyen‑Orient, les Bourses mondiales ont terminé en nette hausse.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a lâché 5,63% à 105,02 dollars, son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate est tombé de 5,66% à 98,26 dollars.

A Wall Street, le Dow Jones a pris 1,31%, l'indice Nasdaq à forte coloration technologique a avancé de 1,54% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 1,08%. En Europe, la Bourse de Paris a terminé en hausse de 1,70%, Francfort de 1,38% et Londres a gagné 0,99%.

. Les Etats-Unis arraisonnent un pétrolier iranien

L'armée américaine a annoncé mercredi avoir arraisonné la veille dans le Golfe d'Oman un pétrolier battant pavillon iranien, soupçonné de contournement du blocus des ports. Washington a ajouté avoir détourné 91 navires au total pour imposer le respect de cette mesure.

. L'Iran examine une nouvelle proposition américaine, après la visite d'un médiateur pakistanais

L'Iran a dit "examiner" une nouvelle proposition des Etats-Unis dans le cadre de la visite à Téhéran du ministre pakistanais de l'Intérieur Mohsen Naqvi, dont le pays est médiateur entre les deux belligérants.

"Nous avons reçu les points de vue de la partie américaine et nous les examinons actuellement", a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères, tout en faisant part de sa "grande méfiance" vis-à-vis des Etats-Unis. Il a réitéré au passage les exigences de la République islamique : "le dégel des avoirs iraniens bloqués" à l'étranger et la fin du blocus américain des ports iraniens.

. Le principal négociateur iranien estime que les Etats-Unis "cherchent à déclencher une nouvelle guerre"

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les Etats-Unis de vouloir "déclencher une nouvelle guerre" contre son pays.

Il a ajouté que la République islamique devait "renforcer ses préparatifs afin d'apporter une réponse musclée à toute nouvelle attaque", assurant que "l'Iran ne cèderait jamais à l'intimidation" même si Washington espérait "toujours la capitulation de la nation iranienne".

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont quant à eux promis d'étendre la guerre "au-delà de la région" du Moyen-Orient, si les Etats-Unis et Israël attaquaient de nouveau leur pays.

. Ryad salue Trump, qui "donne une chance à la diplomatie", et appelle l'Iran à s'en saisir

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a salué le fait que Donald Trump "donne une chance à la diplomatie", appelant l'Iran à saisir cette occasion pour éviter une "escalade".

. L'armée israélienne en "alerte maximale"

L'armée israélienne a affirmé être au "niveau d'alerte maximal", après de nouvelles menaces entre les Etats-Unis et l'Iran.

"Nous avons frappé et affaibli l'Iran et tout l'axe (pro-iranien) de manière systématique, puissante et méthodique. Nous continuerons à agir aussi longtemps que nécessaire, tant sur les fronts proches que lointains", a averti le chef de l'armée, le général Eyal Zamir.

. La fermeture du détroit d'Ormuz risque de provoquer un "choc agroalimentaire" (ONU)

La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz risque de provoquer un choc agroalimentaire systémique susceptible de déclencher une grave crise mondiale des prix alimentaires dans les six à douze mois, a mis en garde l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

burx/bar/pno