étape 4 : mardi 8 juillet
D'Amiens Métropole à Rouen, 174,23 km, accidentée.
Amiens Métropole.
Le Tour du monde en 80 jours a été écrit à Amiens, mais Jules Verne, qui y est décédé en 1905, n'a connu que les 2 premières éditions du Tour de France et n'a donc pas pu assister à la 1ère arrivée dans la capitale de la Picardie, réglée par André Leducq en 1932. La ville était déjà le domaine réservé des sprinteurs depuis les victoires de Rudi Altig en 1962, André Darrigade en 1964, Mario Cipollini en 1999 et André Greipel en 2015. Elle l'est restée avec le succès de Dylan Groenewegen en 2018.
• Ville-étape pour la 14ème fois,
• 134 000 habitants.
Rouen.
La référence absolue s'appelle Jacques Anquetil. En 1957, l'année de sa 1ère participation au Tour, il a connu le plaisir de s'imposer à domicile pour lancer le premier de ses 5 Tours victorieux. Au total, la "ville aux 100 clochers", comme la décrivait Victor Hugo, a accueilli 18 arrivées du Tour de France, la dernière ayant vu André Greipel s'imposer au sprint en bords de Seine en 2012. Les championnats de France ont été organisés 2 fois à Rouen en plein règne du Normand, mais remportés par Raymond Poulidor en 1961 puis Jean Stablinski en 1963.
• Ville-étape pour la 19ème fois,
• 116 000 habitants.
Commentaire de Christian Prudhomme.
La traversée de la plaine picarde est exposée aux vents et pourrait offrir des options aux équipes tentées par le jeu des bordures. Mais il y a encore davantage de probabilités qu'une explication se joue entre les meilleurs puncheurs du peloton dans les 40 derniers km. Après l'historique côte de Bonsecours où ils croiseront la stèle Jean Robic, il restera encore la côte de Grand'Mare et surtout celle de la rampe Saint-Hilaire et son passage à 15 % de pente, avant de plonger pendant 5 km vers le centre de Rouen.