sommets et profils
Le Tour de France 2025 comportera un total de 26 cols ou côtes ou arrivées en altitude classés en 2ème, 1ère ou hors catégorie.
Leur répartition géographique sera la suivante :
• 8 dans le Massif central,
• 8 dans les Pyrénées,
• 9 dans les Alpes,
• 1 dans le Jura.
Lors des 3 dernières éditions, le total était le suivant : 27 en 2024, 30 en 2023, 23 en 2022.
Festival de pentes.
Pour le 50ème anniversaire du maillot à pois, les coureurs rouleront au-delà d'un total de 50 000 m de dénivelé positif. Le Mont Ventoux se dégage dans l'horizon, mais les pentes sont partout.
Le Tour de France se gagne le plus souvent en montagne mais se joue tous les jours. Répondre présent dans les raidards, créer la surprise sur un final accidenté et encaisser des dénivelés en Normandie ou en Bretagne, voilà des exercices de grimpeur inattendus auxquels les coureurs seront confrontés dans la 1ère séquence de l'édition 2025. La rencontre avec la rampe Saint-Hilaire qui domine le centre-ville de Rouen (4ème étape), l'exploration de la bien nommée Suisse normande sur un tracé cumulant 3 500 m d'élévation avant de rejoindre Vire (6ème étape), puis la double ascension de la côte de Mûr-de-Bretagne (7ème étape) où l'on assiste toujours à de savoureuses empoignades, peuvent déjà être relevés comme des temps forts susceptibles de bousculer le peloton, y compris parmi les cadors. Le ton des chamailleries montera d'un cran le 14 juillet (10ème étape), avec comme feu d'artifice une étape record à 7 ascensions de 2ème catégorie, en tournant autour du puy de Dôme pour s'expliquer ensuite à l'ombre du puy de Sancy, le plus haut sommet d'Auvergne.
L'accent des Pyrénées se marie à merveille à des lieux aux sonorités évocatrices pour l'amoureux de vélo. Les 3 syllabes de la station d'Hautacam (12ème étape) lui indiquent clairement que l'heure des grandes manœuvres a sonné. Et celles qui composent le nom de Peyragudes, plus récemment familier à son oreille, seront cette fois associées à une séance de torture infligée en contre-la-montre sur toute la longueur de l'ascension depuis Loudenvielle (13ème étape). Le lendemain, c'est avec la force d'un slogan ou d'un cri de guerre que sera prononcé Luchon-Superbagnères (14ème étape), au moment d'entrer dans la montée à la station qui n'a plus vu le Tour depuis 1989, et même 3 ans auparavant depuis un départ de Pau.
La sortie des Pyrénées ne sifflera que la mi-temps du match des grimpeurs, amené à reprendre en Provence (16ème étape), lors d'une journée à une seule ascension… mais quelle ascension !
La dernière arrivée jugée au sommet du mont Ventoux date de 2013, un autre monde à l'échelle de la planète cyclisme. À l'époque d'ailleurs, nul n'aurait imaginé que le col de la Loze deviendrait un jour un sommet emblématique du Tour. En 2025 une 2ème arrivée y sera jugée (18ème étape), sur le territoire de Courchevel et non plus à Méribel, mais au terme d'une montée tout autant indomptable qu'en 2020. Le dernier défi alpin présente enfin toutes les caractéristiques pour qu'une bataille d'enragés se déclenche sur les 130 km du parcours séparant Albertville de La Plagne. Pour l'honneur d'une victoire ou, pourquoi pas, pour désigner le Maillot Jaune…