étape 18 : jeudi 23 juillet
De Voiron à Orcières-Merlette, 185,2 km.
Voiron.
La ville a déjà donné en 1977 le départ d'une étape conclue victorieusement à Saint-Étienne par Joachim Agostinho. Elle est aussi entrée en août dernier dans le club des rares villes ayant reçu des étapes de 2 grands Tours différents, avec le plaisir supplémentaire d'avoir célébré sur son podium, l'été dernier, la conquête du maillot rouge de La Vuelta par David Gaudu. Le leader des Groupama-FDJ s'était imposé la veille en Italie et a subtilement manœuvré pour devancer à l'addition des places Jonas Vingegaard, chronométré dans la même seconde à l'issue des 4 premières étapes.
• Ville-étape pour la 2ème fois,
• 21 900 habitants.
Orcières-Merlette.
La légende du Tour retient surtout la 1ère arrivée à Orcières en 1971 et la prise de pouvoir autoritaire de Luis Ocana. Chef d'orchestre d'une échappée décomplexée, l'Espagnol achevait en solitaire les 60 derniers km, portant son avantage sur Eddy Merckx à près de 9 minutes. La marge semblait alors décisive, mais le duel entre les 2 grands favoris s'achevait finalement sur la chute et l'abandon de l'Espagnol dans les Pyrénées.
L'anecdote peut faire réfléchir Primoz Roglic, également vainqueur dans la station des Hautes-Alpes en début de Tour 2020 et dont la désillusion a été symboliquement tout aussi brutale sur le chrono de la Planche des Belles Filles.
• Ville-étape pour la 6ème fois,
• 670 habitants.
Le commentaire de Christian Prudhomme.
Les places sur le podium final ne sont pas forcément réparties à ce stade de la course. En revanche, les grimpeurs nettement distancés au classement général sont clairement identifiés, dont certains encore en grande forme. C'est l'heure pour eux d'aller chercher la victoire qui s'est refusée jusqu'ici, ou pourquoi pas de récidiver. Une explication entre aiglons est donc à prévoir en montant à Orcières-Merlette.