étape 8 : samedi 11 juillet
De Périgueux à Bergerac, 180,4 km.
Périgueux.
Sur le Tour, le nom de la préfecture de la Dordogne est lié à ceux de rouleurs hors du commun s'étant illustrés sur des chronos partant ou arrivant à Périgueux. Jacques Anquetil y a livré une réelle démonstration en 1961, en rajoutant ce jour-là près de 3 minutes à son avance sur Charly Gaul. En 1994, c'est sur cette étape, dessinée en sens inverse à destination de Bergerac, que Miguel Indurain enfilait le Maillot Jaune. 20 ans plus tard, la tradition était respectée avec un succès de Tony Martin.
• Ville-étape pour la 5ème fois,
• 29 900 habitants.
Bergerac.
Bien que le héros de la pièce d'Edmond Rostand n'ait aucun lien direct avec la ville, Cyrano a tout de même été érigé en statue sur une place du centre historique de Bergerac. Hormis les chronos pour lesquels elle a été associée à Périgueux, la ville a connu 2 arrivées d'étapes en ligne sur le Tour de France. En 2014, il avait fallu autant de flair que de puissance au Lituanien Ramunas Navardauskas pour piéger le peloton avec une attaque magistrale à 13 km de l'arrivée. Puis, en 2017, c'est la pointe de vitesse imparable de Marcel Kittel qui lui avait permis de décrocher la 13ème de ses 14 victoires sur le Tour.
• Ville-étape pour la 5ème fois,
• 26 900 habitants.
Le commentaire de Christian Prudhomme.
Le changement de décor ne s'accompagne pas toujours d'un bouleversement de scénario. La plongée dans le département de la Dordogne, avec un clin d'œil à la grotte de Lascaux et une virée à Sarlat par exemple, ne change pas radicalement le dénivelé positif du jour, limité à 1 150 m. Les battus de la veille sur le sprint de Bordeaux devraient avoir une chance de prendre leur revanche et les candidats au maillot vert auront à nouveau 2 bonnes raisons de se mobiliser en cours de route.