les systèmes pour rafraîchir et climatiser

Rafraîchisseurs d'air, climatiseurs et pompes à chaleur réversibles peuvent être des solutions d'appoint quand toutes les solutions ne suffisent pas pour garder un logement confortable. À condition de faire le bon choix.

1. La clim' : un achat à bien préparer.

Une installation à étudier.

Pour trouver une climatisation adaptée à vos besoins, fiable et peu gourmande en énergie, mieux vaut prendre le temps d'étudier les différentes solutions, avant l'arrivée des grosses chaleurs. La plupart du temps, il sera suffisant d'équiper une seule pièce. Évitez d'acheter du matériel bas de gamme au moment d'une canicule : vous prenez le risque d'avoir des produits peu fiables, peu efficaces, gourmands en énergie et qui vous coûteront cher. Veillez aussi à faire appel à des professionnels qualifiés pour l'achat et l'installation d'une climatisation (les entreprises habilitées à intervenir sur des circuits frigorifiques sont déclarées en préfecture) ou pour l'achat et l'installation d'un système de chauffage réversible.

Près de 2,5 fois plus de consommation d'électricité prévue pour la climatisation en 2050 par rapport à 2020 si les équipements de climatisation se généralisent sans effort de sobriété. Source : ADEME, La climatisation dans le bâtiment, 2021.

Quels sont les impacts de la climatisation ?

De plus en plus de Français s'équipent de systèmes de climatisation, augmentant ainsi leurs consommations d'électricité et donc leurs factures.

Si le taux d'équipement continue à progresser au rythme actuel dans les foyers français, sans chercher à acquérir des réflexes de sobriété, leur consommation d'électricité pourrait augmenter de 7 TWh d'ici 2050 (source : ADEME, La climatisation dans le bâtiment, 2021). Le déploiement des climatiseurs a aussi d'autres impacts qu'il est important de limiter : îlot de chaleur urbain, émission de gaz à effet de serre, nuisances sonores et visuelles, émissions de PFAS, etc. Les émissions de gaz à effet de serre liées à la climatisation sont essentiellement dues aux gaz réfrigérants. Par exemple, pour les réduire, la réglementation impose leur remplacement par des fluides à moindre pouvoir réchauffant dans les nouveaux appareils.

Ce qu'il faut savoir avant d'opter pour la climatisation.

Si votre logement est situé dans des zones bruyantes où il est peu agréable de garder la fenêtre ouverte la nuit ou si vous ne pouvez pas y maintenir une température confortable, le recours à la climatisation est à envisager, surtout pour les personnes vulnérables à la chaleur (personne âgée, malade chronique, femme enceinte, enfants en bas âge, etc.).

Outre un coût d'achat non négligeable, le coût à l'usage peut être important compte tenu de la consommation d'électricité engendrée.

Le rejet de chaleur par des climatiseurs de plus en plus nombreux en ville augmente encore la température dans un environnement urbain surchauffé et difficile à refroidir.

Lorsque la climatisation fonctionne, les fenêtres et portes donnant sur l'extérieur sont à laisser fermer afin de limiter l'entrée d'air chaud depuis l'extérieur. Les bouches d'entrée d'air situées sur les fenêtres ou les murs permettent de maintenir une bonne qualité de l'air à l'intérieur du logement, elles ne doivent pas être bouchées.

Certains appareils, surtout individuels, peuvent être bruyants pour l'utilisateur et/ou pour ses voisins.

À quelle température régler sa climatisation ? Il est préconisé de régler la température à 26°C minimum. Cela permet de limiter la facture d'électricité de la climatisation.

Parmi les ménages équipés de système de climatisation :
• 61 % l'utilisent uniquement lors des pics de chaleur tandis que 11 % l'utilisent toute l'année ou presque,
• sur une journée, 79 % de ceux qui l'utilisent, le font uniquement durant les heures les plus chaudes, ou seulement la nuit ou de manière très ponctuelle. Source : ADEME, Baromètre sobriétés et modes de vie, 2ème vague, 2025,
• cette utilisation ponctuelle explique que les consommations associées à la climatisation représentent, à l'heure actuelle, autour de 1 % de la consommation en énergie finale du résidentiel. Source : Ceren.

Les bons repères pour s'équiper.

Tous les équipements ne se valent pas. L'étiquette énergie est justement là pour vous renseigner sur les caractéristiques de chaque système et vous permettre de repérer les plus sobres. Choisissez une climatisation et/ou une pompe à chaleur réversible avec la meilleure classe énergétique possible (A+++ selon les technologies). Petite précision utile : le coefficient d'efficacité frigorifique (EER pour Energy Efficiency Ratio) d'un climatiseur indique la performance de l'appareil pour produire du froid mais pas de la chaleur. Vous ne pourrez donc pas connaître sa performance en mode chauffage.

Exemple d'étiquette énergie d'un climatiseur :
• marque,
• modèle,
• EER (symbole hélice qui envoie de l'air),
• classe énergie de l'appareil (de A+++ à D) : A+++,
• puissance : 2,6 kW,
• coefficient de performance en mode froid : 3,5 EER,
• niveau sonore en décibels de l'unité intérieure : 60 dB,
• consommation énergétique : 0,8 kWh toutes les 60 minutes,
• 626/2011.

Être attentif à l'étiquette énergie : l'étiquetage des appareils mobiles et fixes est globalement similaire. Cependant, les performances affichées reposent sur des exigences et des tests de performances différents. En plus de la classe énergétique, consultez attentivement les consommations d'énergie par heure ou par an.

Attention, la classe A est la moins bonne autorisée sur le marché actuellement pour les climatiseurs mobiles. Pour comparer et classer les performances des différents systèmes et trouver les produits offrant le meilleur rapport qualité-prix, vous pouvez consulter le guide Topten.

Comparer les modèles avec le guide Topten : le guide Topten compare les modèles de climatiseurs et vous donne des informations précieuses sur leur consommation énergétique, les coûts liés à leur utilisation et même, les économies réalisées par rapport aux modèles les plus énergivores. Suivez le guide !

En savoir + sur guidetopten.fr

2. Des systèmes de climatisation plus ou moins efficaces.

Les climatiseurs peuvent consommer bien plus d'énergie qu'on ne le pense et ne pas apporter le confort attendu. Les systèmes les moins efficaces sont souvent ceux qui font le plus augmenter la facture d'électricité.

Fréquemment acquis auprès de non-professionnels de la climatisation et dans l'urgence lors d'épisodes caniculaires, les climatiseurs dits "mobiles" ne répondent pas de façon satisfaisante aux conditions particulières des logements.

Les climatiseurs fixes sont plus performants mais nécessitent de prendre le temps d'acheter et installer un appareil adapté à son logement. La durée de vie des climatiseurs est très variable selon le type d'équipement : 15 ans pour les mono-splits et multi-splits, et 10 ans pour les climatiseurs mobiles. Source : Alliance Froid Climatisation Environnement, 2024.

Attention également aux modèles proposant une fonction chauffage. Ils ne sont pas forcément adaptés aux besoins de chauffage d'hiver.

La consommation moyenne annuelle d'une climatisation fixe se situe entre 240 kWh et 290 kWh, soit entre la consommation moyenne annuelle d'un téléviseur et celle d'un réfrigérateur. Source : EDF Recherche et Développement, Enquête Conser, 2022.

Cependant, les climatiseurs les moins performants vont consommer beaucoup plus en quelques semaines qu'un réfrigérateur en une année. Il est donc nécessaire de bien connaître les différents types de climatiseurs et leur performance avant de faire votre choix.

Des différences de coût à l'usage.

Une climatisation fixe consomme en moyenne 250 kWh par an pour rafraîchir un logement, soit environ 50 € par an. À l'inverse, une climatisation mobile consomme près de 710 kWh par an, soit environ 140 € par an. Cet écart s'explique par des usages différents (durée d'utilisation, fréquence, surface à refroidir), mais aussi par une efficacité moindre des appareils mobiles, notamment à cause de l'évacuation de l'air chaud par une fenêtre entrouverte et des performances globalement inférieures aux systèmes fixes. Source : EDF Recherche et Développement, Enquête Conser, 2022.

La technique "inverter", de plus en plus proposée.

Elle permet au climatiseur d'adapter sa vitesse en fonction de la température ambiante. Cela évite la succession de démarrages et d'arrêts du compresseur comme avec un climatiseur classique. L'économie d'énergie peut atteindre 30 % (pour un climatiseur Inverter de classe A). De plus, le confort est meilleur, car les variations autour de la température désirée sont nettement moins importantes qu'avec un appareil classique : de seulement plus ou moins 0,5°C, contre plus ou moins 2°C pour un climatiseur classique.

Comment bien choisir sa climatisation ?

Pour vous conseiller dans la rénovation de votre logement, le service public de proximité France Rénov' (le service public pour mieux rénover mon habitat) est disponible gratuitement :
• france-renov.gouv.fr
• 0808.800.700 (service gratuit + prix appel).

Le climatiseur mobile monobloc.

Peu coûteux, facile à installer et transportable d'une pièce à l'autre, le climatiseur mobile monobloc est en revanche peu puissant et bruyant.

Point de vigilance : il doit être installé à proximité d'une ouverture pour faire passer la gaine d'évacuation (généralement via une fenêtre entrebâillée). L'air chaud de l'extérieur entre ainsi dans la pièce, ce qui est peu efficace et incohérent avec le fonctionnement d'un climatiseur.

Principe du climatiseur monobloc :
• fenêtre entrebâillée (faible efficacité),
• tuyau d'évacuation.

Le climatiseur mobile split.

Il est constitué de 2 unités reliées par des tubes où circule le fluide frigorigène : l'une à l'extérieur pour évacuer l'air chaud, l'autre à l'intérieur pour souffler l'air rafraîchi.

Points de vigilance :
• la partie la plus bruyante étant située à l'extérieur, ce système peut devenir une gêne pour les voisins, surtout en immeuble,
• comme pour les modèles monoblocs, les tubes de liaison du climatiseur split doivent passer par une fenêtre ou une porte entrebâillée, ce qui est contreproductif.

Principe du climatiseur mobile split :
• fenêtre légèrement entrebâillée,
• condenseur extérieur,
• gaine d'air chaud.

Le climatiseur fixe split.

Cet appareil fonctionne sur le même principe que le climatiseur mobile split mais il est composé de 2 unités reliées par une gaine.

L'unité intérieure peut être fixée au sol ou au mur, en allège, en plafonnier, et l'autre unité à l'extérieur du logement dans un jardin, sur un balcon, un toit, suspendu à un mur ou posé sur un rebord de fenêtre.

Points de vigilance :
• ce système fixe nécessite de percer des trous dans les murs pour faire passer les tuyaux et implique donc une installation particulière,
• il est nécessaire de faire appel à un spécialiste qui vous conseillera, en fonction de vos besoins, pour l'emplacement, la nature et la puissance de votre matériel,
• l'unité extérieure peut être bruyante et gêner le voisinage.

Principe du climatiseur fixe split :
• condenseur extérieur fixé en façade,
• tube de liaison du fluide frigorigène,
• fenêtre fermée.

Le système centralisé multi-split.

Le système multi-split est un dispositif auquel sont raccordées plusieurs unités intérieures de climatisation. L'équipement peut se faire de manière progressive, pièce par pièce, et être installé dans un logement déjà construit.

Points de vigilance :
• comme pour le climatiseur fixe split, ce système requiert de percer des trous dans les murs pour faire passer les tuyaux,
• il est nécessaire de faire appel à un spécialiste qui vous conseillera, en fonction de vos besoins, pour l'emplacement, la nature et la puissance de votre matériel,
• l'unité extérieure peut être bruyante et gêner le voisinage,
• des démarches administratives sont nécessaires pour installer un échangeur en façade : la déclaration préalable de travaux, l'autorisation de la copropriété, l'accord de votre propriétaire si vous êtes locataire.

Principe d'un climatiseur centralisé multi-split dont l'unité extérieure est reliée à :
• l'unité intérieure murale,
• l'unité intérieure "console".

3. Des systèmes pour rafraîchir.

En géothermie, la technique du géocooling.

Une pompe à chaleur géothermale (sur nappe ou sur sondes) peut être installée pour couvrir les besoins de chauffage et de rafraîchissement.

Ce système peut fonctionner en mode géocooling lorsque les besoins de rafraîchissement sont peu élevés ou maîtrisés.

Le géocooling est un système de rafraîchissement passif. Grâce à un échangeur, la chaleur captée par le circuit intérieur est transférée dans les capteurs enfouis dans le jardin sans utiliser la pompe à chaleur. Résultat ? La chaleur circule de l'intérieur vers l'extérieur uniquement grâce au circulateur ou à la pompe du forage.

Ce système a de nombreux avantages :
• il a un très bon rendement,
• il est économique car seul le circulateur fonctionne et il consomme peu d'électricité,
• il remet de la chaleur dans le sol, ce qui permet d'améliorer les performances de la pompe à chaleur géothermique lors de la saison de chauffage suivante,
• il ne rejette pas d'air chaud à l'extérieur et ne contribue pas à réchauffer davantage l'air ambiant en cas de fortes chaleurs.

Pour 1 kWh d'électricité consommée (par le circulateur ou la pompe hydraulique), le géocooling peut produire entre 20 et 50 kWh de froid. Source : AFPG (Association Française des Professionnels de la Géothermie).

Point de vigilance : il est nécessaire d'avoir des émetteurs adaptés (plancher-plafond rafraîchissant, ventilo-convecteurs, etc.).

Principe du géocooling :
• pompe à chaleur,
• échangeur de chaleur,
• stockage de chaleur dans le sol.

Le puits climatique.

Plus complexe à mettre en œuvre, le puits climatique fonctionne grâce à l'air extérieur. L'air circule dans des tubes enterrés à environ 1,5 à 3 m de profondeur, là où la température varie peu au cours de l'année (entre 12°C et 14°C). Selon la saison, l'air se réchauffe ou se rafraîchit pendant ce trajet et pénètre dans la maison par l'intermédiaire d'un système de ventilation. En été, ce système permet d'abaisser la température du logement de 2 à 3°C. Source : ADEME, Résiliance, 2023.

Particulièrement intéressante dans les régions soumises à de fortes variations de températures, cette technique est une bonne solution pour éviter l'installation d'une climatisation.

L'air est ainsi rafraîchi avant son introduction dans le système de ventilation du logement.

Il existe aussi des "puits à eau" où de l'eau glycolée circule dans le conduit enfoui dans le sol et vient rafraîchir l'air entrant dans le logement.

Principe du puits climatique :
• bouche d'entrée d'air rafraîchi + filtre à l'extérieur : évacuation des condensats avec regard de visite dans le conduit d'un diamètre de 20 cm incliné de 1 à 3 % sur 30 à 50 m, dont l'enfouissement est de 1,5 à 3 m,
• bouche secondaire reliée au conduit,
• air rafraîchi montant jusqu'au couplage nécessaire avec un système de ventilation (simple flux, CTA, etc.).

Points de vigilance :
• pour que le puits fonctionne efficacement en été, il est préférable de le combiner à une augmentation des débits de ventilation nocturne (de 1 à 4 volumes par heure selon la zone climatique),
• la réalisation d'un puits climatique doit être confiée à des professionnels très compétents, capables de concevoir des équipements adaptés à chaque situation. L'installation ne doit pas, en particulier, dégrader la qualité de l'air intérieur en diffusant des polluants (moisissures, bactéries, radon) dans le logement.

Récent et prometteur, le rafraîchissement adiabatique : il consiste à rafraîchir l'air par évaporation d'eau. Aspiré par un ventilateur, l'air chaud passe à travers un filtre humidifié. En s'évaporant, l'eau absorbe la chaleur, refroidissant ainsi l'air qui peut être soufflé dans la pièce à rafraîchir. Ce climatiseur peut être installé en toiture ou en façade. L'air rafraîchi est diffusé à l'intérieur par un réseau simple de conduits ou directement dans la pièce. Le rafraîchissement peut aussi être "indirect" : dans ce cas, le flux d'air entrant est rafraîchi sans être humidifié via un échangeur qui récupère la fraîcheur d'un flux d'air secondaire, lui-même rafraîchi et humidifié par évaporation au contact d'une surface mouillée.

4. Les pompes à chaleur réversibles.

Une pompe à chaleur est un équipement réversible. C'est-à-dire qu'elle peut réchauffer votre maison en hiver et la rafraîchir en été en inversant le cycle du fluide frigorigène. La pompe à chaleur puise des calories dans le logement et les rejette à l'extérieur : dans l'air, s'agissant des PAC aérothermiques ou dans le sol, s'agissant des pompes géothermiques. Ces pompes à chaleur peuvent alimenter des ventilo-convecteurs, un plancher rafraîchissant (et chauffant) ou un réseau de gaines (aussi appelé climatisation centralisée à air). Ce dernier, plus coûteux mais performant, peut assurer également le renouvellement d'air du logement.

Points de vigilance :
• un plancher rafraîchissant ou un réseau de gaines ne peuvent être installés qu'en cours de construction ou lors d'une rénovation lourde,
• l'installation d'une pompe à chaleur réversible incite à la consommation d'électricité tout au long de l'année, alors qu'une pompe à chaleur uniquement dédiée au chauffage n'en utilise que l'hiver.

Attention à la condensation !

Si une pompe à chaleur alimente un plancher chauffant/rafraîchissant, la température de celui-ci ne doit pas descendre trop bas par rapport à celle de l'air ambiant. L'humidité présente dans l'air risquerait de se condenser.

Pour éviter ce risque, un système de régulation de la température du plancher doit être prévu.

Lorsque le chauffage est assuré par des radiateurs hydrauliques, il existe d'importants risques de condensation dans le radiateur lors du fonctionnement en mode rafraîchissement. Le radiateur n'étant pas adapté pour produire du froid, la condensation peut détériorer votre installation. Il est donc essentiel de prévoir ce risque en amont de l'installation, avec un professionnel, pour installer des équipements qui répondent à vos besoins de chauffage et de climatisation en toute sérénité.

5. Entretien et maintenance : place aux professionnels.

Pour la pose, la maintenance et l'entretien des systèmes de climatisation, il est indispensable de faire appel à des professionnels disposant d'une attestation de capacité à la manipulation des fluides frigorigènes. Si votre système comporte des gaines pour l'air (en cas de couplage avec un système de ventilation par exemple), faites-les nettoyer tous les 3 ans : elles s'encrassent et peuvent alors présenter un risque sanitaire.

L'entretien obligatoire est à faire réaliser par un professionnel tous les 2 ans. Il permet de conserver votre installation en parfait état de fonctionnement et de garantir des performances optimales dans le temps.

De plus, si votre climatiseur contient plus de 2 kg de fluide frigorigène, vous êtes soumis à une obligation de contrôle annuel sur l'étanchéité du circuit frigorifique. Ce contrôle peut être effectué en même temps que la maintenance.

En 2022, les fluides frigorigènes de la climatisation (notamment les fuites) ont généré 6 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que le fonctionnement des appareils (en équivalent CO2). Source : ADEME, La climatisation dans le bâtiment, 2021.

Depuis 2017, grâce à l'introduction progressive du R-32 et des hydrocarbures en remplacement du R-410A, l'impact des fluides sur le réchauffement diminue.

En cas de fuite, le fluide frigorigène R410 a un pouvoir de réchauffement sur 100 ans 1 924 fois supérieur à la quantité équivalente de CO2. Source : AFCE, 5ème rapport du GIEC.

Pensez à entretenir vous-même certaines pièces de l'installation :
• changez ou nettoyez les filtres des appareils individuels tous les 6 mois,
• dépoussiérez et nettoyez régulièrement les bouches d'air à l'eau savonneuse,
• veillez régulièrement à ce qu'aucun obstacle (feuilles d'arbres, objets divers) ne vienne gêner la circulation de l'air de l'unité extérieure.

En savoir + : consulter la fiche L'entretien des pompes à chaleur et des climatiseurs disponible aux formats braille, caractères agrandis et CD audio.

En cas de panne, des précautions à prendre.

Les systèmes de climatisation contiennent des fluides frigorigènes, puissants gaz à effet de serre.

Pour éviter toute fuite dans l'atmosphère, le démontage d'une installation doit être effectué par des professionnels. Ne le faites jamais vous-même, au risque de libérer la totalité des fluides frigorigènes de votre dispositif. Pour les mêmes raisons, un appareil individuel ne doit pas non plus être jeté n'importe où : apportez-le en déchèterie pour que le fluide frigorigène qu'il contient soit récupéré et recyclé.