3. Comment évolue la production alimentaire ?

Le bio : une dynamique à consolider.

Le développement des filières agricoles bio a ralenti ces dernières années : fin 2023, on comptait 61 000 fermes engagées en bio (14 % des fermes françaises), avec plus de 145 000 emplois à temps plein, auxquels il faut ajouter 66 000 emplois dans les entreprises de transformation et de distribution.

La demande, elle, stagne : en 2023, même si les achats de produits bio ont augmenté en vente directe, chez les artisans et dans les magasins spécialisés, ils ont diminué en grande distribution, principal lieu d'achat du bio (50 %).

Source : L'Agence BIO.

D'ici fin 2027, l'objectif est d'atteindre 18 % de surface agricole française cultivée en bio. Source : Plan Stratégique National de la PAC 2023-2027.

6 % des achats alimentaires des ménages sont des produits bio. Source : Agence Bio, Les chiffres 2023 du secteur bio, 2024.

L'agroécologie, késako ? Aujourd'hui, des agriculteurs s'engagent dans l'amélioration de leurs pratiques à travers l'agroécologie : développement des légumes secs, diversification des cultures, plantation de haies, amélioration de l'alimentation animale et mode de production biologique.

Une partie de la pêche devient "durable".

Depuis 2015, il est interdit de rejeter en mer les poissons vivants ou morts attrapés dans les filets mais non désirés (trop petits, espèce de moindre intérêt commercial, etc.). Ils doivent être conservés à bord et débarqués pour être transformés en farine et huile de poissons (aliments d'élevages), en aliments pour animaux domestiques, en fertilisants, etc.

En outre, de plus en plus de pêcheries et de fermes d'aquaculture se lancent dans des démarches de gestion durable de leurs exploitations.

En 2020, 60 % des poissons débarqués en France métropolitaine provenaient de populations exploitées durablement, contre 15 % il y a 20 ans. Source : Ifremer, Bilan 2020 de l'état des populations de poissons pêchées en France.