étape 1 : samedi 5 juillet
À Lille Métropole, 184,9 km, plat.
Lille Métropole.
Le Paris-Lille en ouverture du Tour de France a été une tradition initiée dès l'année 1906 et a connu 7 épisodes sur des parcours qui n'avaient rien à envier à l'actuel Paris-Roubaix ! C'est par exemple un futur vainqueur à Roubaix, Georges Speicher, qui gagna en 1934. Sur le même trajet, dessiné pour lancer les débats du Tour de la reprise en 1947, Ferdi Kübler s'était imposé, mais avait en revanche été battu de justesse en 1954 par Louison Bobet. C'est aussi sur un scénario roubaisien que Bernard Hinault a triomphé en 1980 à Lille, après avoir déjà gagné la veille le chrono sur le circuit de Spa-Francorchamps. La capitale historique des Flandres a vécu en 1960 puis en 1994 l'expérience d'un Grand Départ, dans lequel le Britannique Chris Boardman avait créé la sensation sur le prologue, bouclé à une moyenne record de 55,152 km/h. Et 20 ans plus tard, le Tour sortait d'un séjour en Angleterre au moment de son retour dans les rues de Lille. Marcel Kittel avait déjà frappé fort à Harrogate puis à Londres et avait continué sa razzia en levant les bras une 3ème fois après seulement 4 étapes.
• Ville-étape pour la 19ème fois,
• 236 000 habitants.
Commentaire de Christian Prudhomme.
Alexander Kristoff a été le dernier pur sprinteur habillé de jaune après la 1ère étape, lors du Grand Départ 2020 à Nice. Il devrait avoir un successeur à Lille au terme de la boucle qui emmènera d'abord le peloton visiter le Pas-de-Calais. De retour dans le Nord, les formations de sprinteurs ne devraient laisser que peu de chances aux échappés, qui pourront se concentrer sur l'enjeu du maillot à pois sur les montées du Mont Cassel et du Mont Noir. Sur la dernière ligne droite au pied de la Citadelle, les sprinteurs occuperont l'écran.